Une moulinette bien huilée!
L’été 2008 n’aura pas été connu comme l’été permettant de profiter le plus des attractions extérieures de la ville. C’est hier seulement que j’ai enfin pu regarder le Moulin à Images de Robert Lepages dans son intégralité pour la première fois.
Voilà une belle nouveauté pour le 400e de Québec, une réalisation technique impeccable. Autant son que lumière sortaient parfaitement bien avec une précision et qualité superbe. Considérant les défis techniques que posent l’architecture de l’édifice et l’arrangement du site, le résultat est tout à fait surprenant et impressionnant. De recréer un environnement sonore tridimensionnel sur un site comme celui de l’espace 400e, c’est un spectacle en soi.
Beau et grandiose, pendant que le spectacle lui-même l’est, le contenu l’est moins... Un peu de recul m’a bien aidé à le voir. Présentant les 400 ans d’histoire de la ville de Québec, j’ai trouvé que les 300 premières années étaient plutôt maigres et sans profondeur.
Et comme trop souvent dans les oeuvres québécoises, notre génération, les 25-30 ans (ou, je pourrais carrément dire les 0-30 ans) a complètement été mise de côté et oubliée. Malgré que les 2 tiers du spectacle portent sur le quatrième siècle de la ville, on croirait presque que l’histoire de Québec s’est arrêtée en 1978. Oh il y avait bien un clin d’oeil ou deux sur les années 80, 90 et 2000... mais la représentation de l’évolution de la ville sur cette génération est très très pauvre.
Je comprends que le temps pour la présentation soit limité... mais on aurait bien pu couper dans les messages politiques subtils pour, au moins, bien représenter notre génération et celle de demain.
Malgré ce petit bémol, le Moulin à Images est un grand succès. Un succès dont le meilleur baromètre est la foule qui s’y retrouve tous les soirs, beau temps mauvais temps.
Thumbs up!