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Bon vol, GLORIA

Après quatres semaines de travail intensif, GLORIA a enfin eu son premier vol. Vers 13h30 heure local, M55 Geophysica a quitté l’aéroport de Kiruna pour un vol dans la stratosphère au dessus de la Scandinavie. À plus de 18 km d’altitude (59000 pieds), soit presque deux fois plus haut que n’importe quel avion de ligne, le pilote d’essai russe, Oleg, nous a donné la chance de tester notre spectromètre pour la première fois.

Quelques minutes avant le départ, la tension était forte. Tout le monde s’affairait dans le centre de control pour vérifier le bon fonctionnement de l’instrument. Après plusieurs longues minutes, l’avis final arrive. « GLORIA is GO ! ». C’était le feu vert au pilote pour sa préparation finale et le début de la mission.

Un peu moins d’une demi-heure avant le départ, le pilote s’est dirigé vers l’avion. Oleg « no English » s’est dirigé vers la sortie du hangar accompagné de Genadi, le chef de projet Geophysica chez MDB.


Après près de 4 heures de vol, le mot s’est vite propagé « Geophysica est de retour ». Grâce à notre système de télémétrie par satellite, nous avons pu suivre la trajectoire de l’avion avec précision.



Enfin, l’avion a percé les nuages en approche finale pour Kiruna.


Geophysica était enfin de retour et, à l’image de cette campagne scientifique, non pas sans surprise. L’atterrissage a été marqué par plusieurs fort bruit d’explosion… au freinage, les 4 pneus du train principal on éclatés. Heureusement, Oleg, avec son expérience, a réussi à maintenir le contrôle de l’avion et revenir en toute sécurité.

Une fois sortie de la piste, l’avion a été tiré jusqu’au hangar de Arena Arctica




Le remorquage dans le hangar a été plutôt difficile. Dehors, l’avion avec les roues éclatées a pu être remorqué en glissant sur la neige. Le remorquage d’un avion de 20 tonnes sans pneus dans un hangar a demandé plus d’ingéniosité.


Une fois dans le hangar, c’était le temps d’évaluer les dégas.


Oleg, le pilote, allégé d’être revenu sans plus de problème a aussi pris le temps d’inspecter l’état de l’avion. On le voit ici avec sa typique tuque russe.


Maintenant nous attendons plus de nouvelles de l’équipe russe pour la suite. À suivre.

Pour finir, je vous laisse sur la première photo de la stratosphère de GLORIA, d'une altitude de 18 km.