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Les derniers jours ont été tous aussi éprouvant qu’exigeant. Après l’arrivée de l’avion, c’est la course qui s’est lancée pour intégrer tous les instruments sur les points d’encrages de l’avion. Pour GLORIA et MARCHALS, les deux instruments dans le nez de l’avion, le travail est difficile et complexe puisque qu’ils n’ont jamais été montés de cette manière sur cet avion. Les plans et détails de la construction de l’avion étant plutôt flous, la manière de fixer l’instrument dans l’avion l’est tout autant.
Les équipes mécaniques de GLORIA et de MARCHALS ont choisies des approches très différentes pour parier à ce problème. Alors que MARCHALS ont opté pour une grosse plaque d’Alu où on peut percer plein de trous où il faut, du côté de GLORIA on a opté pour une structure légère et ajustable. L’expérience avec l’équipe Russe, c’est que peu importe l’approche, c’est long et compliqué.
Bien entendu, la barrière de la langue n’aide pas, mais le choc culturel n’aide pas non plus.
Sur ces deux photos, un des ingénieurs de l’équipe russe étudie comment installer MARCHALS sur l’avion alors que Thomas, notre principal ingénieur mécanicien, se demande si son design offre assez de degrés de liberté pour vraiment installer GLORIA sur l’avion. Ces photos illustrent très bien le choc culturel que l’ont vie ici et aussi un peu le choc des générations. L’âge moyen de l’équipe russe est aussi bien représenté par cette photo.

C’est enfin après plusieurs heures sur deux jours de travail que GLORIA fut montée sur l’avion. Une fois l’instrument monté sur l’avion, nous avons effectué une série de tests pour s’assurer que l’alimentation électrique fournie par les russes fonctionne adéquatement avec l’instrument.
Après quelques petits ajustements à la flex, l’équipe de MDB a réussi à fermer le cowling de l’avion avec l’ouverture prévue pour le champ de vue de l’instrument. À notre grande surprise, l’ouverture pour le champ de vue de notre caméra fait presque parfaitement – on n’aurait pas pu en dire autant du cowling. Pour simuler le champ de vue, nous avons un cône jaune attaché sur le devant de notre caméra, indiquant où elle regarde. De cette manière, nous sommes certains de pouvoir regarder partout sans obstruction.
Demain, le plan et de faire les tests EMC. Il s’agit d’alimenter tous les instruments avec les moteurs de l’avion et de vérifier qu’aucun instrument ne perturbe les fonctions de l’avion tel que la navigation ou le siège éjectable…
Le travail pour nous n’est pas pour autant fini de notre côté ! Un problème technique avec une pièce vitale est survenu avec les tests des derniers jours et nous attendons une pièce de remplacement demain… juste à temps pour la remplacer avant le vol de lundi. Ça sera chaud, même à -15° dehors.



