Excès médiatiques
Est-ce que nos médias vont trop loin? Certainement. En général, des petits excès passent relativement bien, mais parfois les choses vont bien trop loin.
C’est ce qui est arrivé dans le triste dossier de L’attachée politique du ministre Béchard, Nancy Michaud. Heureusement, ce dossier s’est calmé dans les médias du Québec, mais l’exploitation de cette nouvelle dans les dernières semaines fut scabreuse.
Selon moi, rien ne justifie la publication de tous les détails horribles de ce crime sordide. Je ne peux qu’imaginer ce qu’ont pu vivre les proches et la famille au cours de procédures judiciaires contre le présumé meurtrier, Francis Proulx.
Bien que les procès soient publics, les médias devraient utiliser leur gros bon sens dans le traitement de la nouvelle. D’entendre les détails du crime dans la salle de court doit déjà être difficile pour les proches. De les réentendre au 30 minutes à LCN, aux heures à RDI et à tous les jours dans les quotidiens doit être un calvaire.
Je n’oserais même pas citer les détails qui ont été publiés en exemple à mes propos tellement ils sont indécents. À mon avis, les médias sont allés trop loin. Est-ce parce que le public en demande toujours plus? Je ne crois pas.
Polarisation
Selon les analystes de Influence Communication, la polarisation des médias est très forte au Québec, plus forte que dans le reste du pays. Lorsqu’une nouvelle importante entre dans la boucle, tous les médias s’alignent dessus.
Est-ce que cette polarisation des médias serait la cause d’une forme de concurrence les poussant à aller toujours plus loin pour avoir la petite pièce de nouvelle en primeur?
La cause de cette polarisation est incertaine. Peut-être que la très forte concentration de presse et des médias en générale que l’on retrouve ici n’est pas étrangère à cette polarisation.
Si le sujet vous intéresse, je vous invite à écouter l’entrevue de Jean-François dumas de Influence Communication à l’émission de Christiane Charette à Radio Canada.