Capsule: rien ne va plus!
Il y a quelques jours, je vous ai parlé du nouveau système informatique pour la gestion des études à l’Université Laval, Banner, et de son interface web, Capsule.
Sans l’avoir utilisé, plusieurs personnes m’ont trouvé fort critique face à ce système et tout spécialement face à l’interface web. En effet, ma tolérance face à la piètre qualité des logiciels et interfaces informatiques augmente de jour en jour avec mon utilisation quotidienne des ordinateurs. Avec maintenant une génération complète ayant grandi autour des ordinateurs, nous avons grandi en acceptant la réalité des « bugs », des « instabilités » et des « plantages ». Je crois que nous, la société, sommes devenu beaucoup trop tolérant face à cette situation.
Le plus souvent, et c’est ce qui explique le fond de ma réaction face à Capsule, la piètre qualité n’est pas due à un manque de capacité ou à des limitations technologiques, mais bien à un manque de compétence ou, pire encore, à un manque de volonté. Le désir ou la capacité de bien faire les choses ne semble pas au coeur des préoccupations des gestionnaires de projets informatiques.
De mal en pire...
Avec Capsule, les dernières nouvelles ne sont pas reluisantes. J’ai été rapide à critiquer la qualité de l’interface et son manque total d’ergonomie. Ce sont des choses que je considère inacceptables en 2009. Malheureusement, le problème ne s’arrête pas là et des problèmes sous-jacents bien plus graves font surface.
Avec plus de 800 membres dans le groupe Facebook que j’ai créé, le groupe «Capsule, c’est de la marde...», beaucoup de témoignages ont aussi fait surface. Certains témoignages très troublants semblent indiquer des failles de sécurités majeures avec Capsule et/ou Banner. En effet, plusieurs personnes se seraient retrouvées sans comprendre pourquoi sur le dossier de gestion des études d'autres personnes. D’autres membres du groupe disent avoir vu des cours apparaître à leur dossier, cours pour lesquels ils ne s’étaient jamais inscrits.
Bien que je ne suis pas en mesure de pouvoir vérifier la véracité de ces allégations, elles sont toutefois très graves. Par le profil des gens ayant livré ces témoignages, je crois que ce sont des personnes sérieuses et capables de comprendre la gravité des affirmations qu’elles font. Je pense entre autres à une personne disant s’être retrouvée sur le profil de quelqu’un d’autre. Cette personne fait présentement des études de 2e cycle en droit. Dans ce contexte, je la vois mal faire de fausses allégations de cette gravité sur un site public.
S’il y a en effet des problèmes de sécurité de cette gravité dans Capsule, c’est un problème d’un tout autre niveau qu’un simple problème « d’interface poche ». Le moins qu’on puisse dire est que ce soit très grave et rien de rassurant.
mise à jour le 7 avril 2009 à 16:30
Suite à ma rencontre avec Dominique Tablot de l'Impact Campus, un article fort intéressant est paru dans le numéro du 7 avril 2009. On y retrouve entre autres la réaction des responsables du projet qui jugent que tout va bien "parce qu'il y a peu de plaintes ". Aussi, ils disent que c’est facile pour la majorité comme plein de monde (12000 personnes selon eux) a réussi à s’inscrire tout seul comme des grands.
D'abord, personne n’a dit que le système était totalement inutilisable, mais bien difficile à utiliser. Nuance qu’ils ne semblent pas comprendre. C’est bien beau de dire qu’une personne à réussi à s’inscrire à ses cours... mais en combien de temps? Si ça prend une heure de gossage pour s’inscrire 5 cours, il y a un problème.
Aussi, ce qu’ils ne disent pas c’est la quantité de travail que font les agentes et agents aux études pour aider les étudiants sur la première ligne. Bon nombre d’étudiants vont aller voir là avant de contacter les responsables du projet.
Par exemple, dans mon département, notre agente des études nous envoie les procédures point par point pour s’inscrire avec les numéros internes de cours (les NRC). Sans ces explications, l’inscription serait beaucoup plus ardue — voire même impossible.