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April 12, 2009

Marketing pitch

Mazda a lancé il y a quelques temps sa nouvelle campagne publicitaire avec un tout nouveau slogan : « [...] refusing to compromise joy in the name of practicallity. » Je n’oserais pas tenter de traduire ce slogan moi-même... mais je trouve qu’il parle beaucoup, peu importe la langue.

Personnellement, je ne trouve pas ce slogan très vendeur. J’aime bien l’idée de trouver un compromis entre l’agrément et la fonctionnalité. Cette balance est d’ailleurs au coeur de l’ingénierie allemande en général, autant pour les voitures, l’architecture ou même les outils de cuisine. Mais une voiture reste avant tout un outil. De ne pas faire de compromis sur l’agrément pour la fonctionnalité revient à dire, de mon point de vue, que ces voitures sont fondamentalement de mauvaises voitures.

Limitations forcées

Le 20e siècle a été le théâtre d’un bon nombre de grandes innovations technologiques qui ont complètement changé notre société. Avec comme catalyseur plusieurs grandes guerres, la guerre froide avec sa course aux armements et une course contre la montre à la conquête de l’espace et de la Lune, tout était en place pour l’explosion technologique que nous avons vue. Il ne faut que mentionner le transistor, l’ordinateur, l’énergie nucléaire, le laser et la machine à espresso automatique pour comprendre la fertilité innovatrice de ce siècle.

En apparence, les dix premières années du 21e siècle peuvent sembler pauvres en innovation. Peu d’innovations éclatantes ont fait surface dans ces dernières années. Il y a pourtant une innovation majeure qui nous est ironiquement passée carrément sous le nez. Cette innovation a déjà complètement changé nos vies et elle est tellement naturelle que nous ne l’avons pratiquement pas vu venir.

La connectivité est la première grande innovation du 21e siècle. À mes yeux, cette avancée de la société est aussi importante que l’arme nucléaire ou l’automobile. Elle fait non seulement appelle à des percées technologiques d’un niveau que peu de monde soupçonne, mais elle va changer complètement notre manière d’interagir d'innover.

Avec nos cellulaires, iPod, internet sans fil, facebook, Twitter et compagnie, on peut être au courant de ce que tous les gens font autour de nous pratiquement en temps réel. Les médias électroniques et sites d’agrégation de nouvelles ont changé notre manière de recevoir de l’information. Aujourd’hui, il est possible en une seule journée de recevoir plus d’informatique qu’une personne pouvait recevoir en un an au 19e siècle. En lisant un quotidien électronique durant une semaine aujourd’hui, on est exposé à plus d’informatique qu’une personne ne pouvait l’être durant toute une vie au 18e siècle. On croyait qu’avec le 21e siècle arriverait l’ère de l’information. Nous avions raison, mais ce que nous n’avions pas vu était que ce serait l’ère de l’information en continu. Ce flot d’information, nous y sommes maintenant exposés 24 heures sur 24, du moment où nous nous réveillons jusqu’au moment de fermer les yeux.

La connectivité du 21e siècle ne se fait pas seulement entre les humains et l’information, mais se fait aussi entre les humains. Désormais, nous ne sommes plus prisonniers des traditionnels réseaux et médiums de communications. Avec l’essor d’Internet, on a vu arriver des outils tels que la téléphonie par IP, les vidéos-conférences et une panoplie d’autres systèmes ayant complètement éliminé les distances entre les gens.

Tout cet essor technologique dans le monde de l’interconnectivité se fait bien sûr au détriment des fournisseurs de services de télécommunication traditionnels. Que ce soit la téléphonie, la câblo-diffusion, les médias imprimés et même les fournisseurs de cellulaire, tous doivent travailler très fort pour survivre à ces développements. Certains, comme les médias imprimés, se sont électronifiés pour rentrer dans la boucle de l’information en continu, d’autres, comme les compagnies de câblo-diffusion et téléphonie, ont commencé à offrir des services de connexion Internet, le pilier central de cette interconnectivité.

Les compagnies de cellulaire offrent maintenant aussi des connexions Internet et jouent ainsi un rôle dominant dans l’interconnectivité en continu des gens. Certaines villes en Europe, en Asie et en Amérique installent des réseaux internet sans fil (WiFi) sur l’ensemble de leur territoire, mais hors de ces quelques villes, les réseaux Internet cellulaires restent la clef de l’interconnectivité. Cependant, il ne faut pas oublier que les fournisseurs de services cellulaires sont avant tout des fournisseurs de téléphonie cellulaire et non des fournisseurs d’Internet. Et c’est un gros problème.

Récemment, la compagnie de téléphonie IP sur Internet, Skype, a lancé son client pour le iPhone de Apple. Des clients Skype pour d’autres appareils mobiles existaient déjà, mais je crois qu’il s’agit du premier client du logiciel pour un téléphone cellulaire ou appareil de données ayant un grand taux pénétration du marché. Bien entendu, Skype est un concurrent direct aux fournisseurs de services cellulaires qui chargent des prix complètement injustifiés pour les interurbains et même pour les appels locaux.

La réaction des fournisseurs cellulaire supportant le iPhone fut immédiate : ils ont bloqué l’utilisation de Skype sur leur réseau de donnée cellulaire. T-Mobile, en Europe, est même allée plus loin en bloquant l’utilisation de Skype sur les réseaux WiFi qu’ils opèrent.

Personnellement, je trouve cette situation inacceptable. Du moment qu’une compagnie offre un service de connectivité à Internet, il est totalement inacceptable que cette compagnie dicte l’usage que les utilisateurs peuvent t’en faire. Éthiquement, cette situation est aussi très douteuse. Les compagnies de cellulaire bloquent ainsi un de leurs concurrents directs en oubliant totalement que pour les utilisateurs d’appareils de données comme le iPhone, ces compagnies sont avant tout des fournisseurs de connectivité à Internet plus que des fournisseurs de téléphonie cellulaire.

Judiciairement, cette situation amène beaucoup de questionnement. Les tribunaux américains se penchent déjà sur cette question et, sans doute, les commissions et tribunaux européens étudieront ce dossier dans un avenir proche. Un jugement en faveur de Skype et de la téléphonie IP ouverte sur les connexions Internet offertes par les compagnies de cellulaire marquera certainement un grand pas en avant dans cette ère de l’interconnectivité.

Entre temps, j’ose espérer que les fournisseurs de réseau cellulaire verront la raison par eux-mêmes et ouvriront complètement leurs connexions Internet pour lesquelles leurs clients payent très cher.

April 11, 2009

Quelques chiffres

Parfois, il est intéressant de regarder la réalité du côté quantitatif pour mettre les choses en perspective.

Dans l’article du 7 avril de l’Impact Campus, le responsable du projet indique qu’il y a eu 12000 étudiants inscrits par Capsule [1]. Dans l’article du 8 avril du Soleil, le même responsable parle de 19000 étudiants [2]. L’université Laval compte environ 33000 étudiants [3]. Le groupe facebook « Université Laval » a 4326 membres [4].

Le groupe « Capsule, c’est de la marde... » comprend présentement 1035 membres [5] (le temps d’écrire ces quelques lignes, 2 nouvelles personnes se sont jointes au groupe).

Dans ce groupe décriant la piètre qualité, on retrouve plus d’une personne sur 20 s’étant inscrite par Capsule. On retrouve environ 1 étudiant sur 30 de l’Université Laval. À ce groupe s’est joint le quart des membres de groupe « Université Laval ».

« Dans l'ensemble, ça se déroule assez bien »
- André Amstrong, directeur du projet de modernisation du système de gestion des études.

[1] http://www.impactcampus.qc.ca/article.jsp?issue=2009-04-07&article=Un-labyrinthe-de-26-millions
[2] http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/200904/07/01-844564-inscription-informatique-a-laval-la-grogne-monte-chez-les-etudiants.php
[3] http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/200809/19/01-667956-universite-laval-nombre-detudiants-stable.php
[4] http://www.facebook.com/group.php?gid=2222097181
[5] http://www.facebook.com/group.php?gid=58403203886&ref=ts

April 10, 2009

Excès médiatiques

Est-ce que nos médias vont trop loin? Certainement. En général, des petits excès passent relativement bien, mais parfois les choses vont bien trop loin.

C’est ce qui est arrivé dans le triste dossier de L’attachée politique du ministre Béchard, Nancy Michaud. Heureusement, ce dossier s’est calmé dans les médias du Québec, mais l’exploitation de cette nouvelle dans les dernières semaines fut scabreuse.

Selon moi, rien ne justifie la publication de tous les détails horribles de ce crime sordide. Je ne peux qu’imaginer ce qu’ont pu vivre les proches et la famille au cours de procédures judiciaires contre le présumé meurtrier, Francis Proulx.

Bien que les procès soient publics, les médias devraient utiliser leur gros bon sens dans le traitement de la nouvelle. D’entendre les détails du crime dans la salle de court doit déjà être difficile pour les proches. De les réentendre au 30 minutes à LCN, aux heures à RDI et à tous les jours dans les quotidiens doit être un calvaire.

Je n’oserais même pas citer les détails qui ont été publiés en exemple à mes propos tellement ils sont indécents. À mon avis, les médias sont allés trop loin. Est-ce parce que le public en demande toujours plus? Je ne crois pas.

Polarisation

Selon les analystes de Influence Communication, la polarisation des médias est très forte au Québec, plus forte que dans le reste du pays. Lorsqu’une nouvelle importante entre dans la boucle, tous les médias s’alignent dessus.

Est-ce que cette polarisation des médias serait la cause d’une forme de concurrence les poussant à aller toujours plus loin pour avoir la petite pièce de nouvelle en primeur?

La cause de cette polarisation est incertaine. Peut-être que la très forte concentration de presse et des médias en générale que l’on retrouve ici n’est pas étrangère à cette polarisation.

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à écouter l’entrevue de Jean-François dumas de Influence Communication à l’émission de Christiane Charette à Radio Canada.

April 07, 2009

Capsule: rien ne va plus!

Il y a quelques jours, je vous ai parlé du nouveau système informatique pour la gestion des études à l’Université Laval, Banner, et de son interface web, Capsule.

Sans l’avoir utilisé, plusieurs personnes m’ont trouvé fort critique face à ce système et tout spécialement face à l’interface web. En effet, ma tolérance face à la piètre qualité des logiciels et interfaces informatiques augmente de jour en jour avec mon utilisation quotidienne des ordinateurs. Avec maintenant une génération complète ayant grandi autour des ordinateurs, nous avons grandi en acceptant la réalité des « bugs », des « instabilités » et des « plantages ». Je crois que nous, la société, sommes devenu beaucoup trop tolérant face à cette situation.

Le plus souvent, et c’est ce qui explique le fond de ma réaction face à Capsule, la piètre qualité n’est pas due à un manque de capacité ou à des limitations technologiques, mais bien à un manque de compétence ou, pire encore, à un manque de volonté. Le désir ou la capacité de bien faire les choses ne semble pas au coeur des préoccupations des gestionnaires de projets informatiques.

De mal en pire...

Avec Capsule, les dernières nouvelles ne sont pas reluisantes. J’ai été rapide à critiquer la qualité de l’interface et son manque total d’ergonomie. Ce sont des choses que je considère inacceptables en 2009. Malheureusement, le problème ne s’arrête pas là et des problèmes sous-jacents bien plus graves font surface.

Avec plus de 800 membres dans le groupe Facebook que j’ai créé, le groupe «Capsule, c’est de la marde...», beaucoup de témoignages ont aussi fait surface. Certains témoignages très troublants semblent indiquer des failles de sécurités majeures avec Capsule et/ou Banner. En effet, plusieurs personnes se seraient retrouvées sans comprendre pourquoi sur le dossier de gestion des études d'autres personnes. D’autres membres du groupe disent avoir vu des cours apparaître à leur dossier, cours pour lesquels ils ne s’étaient jamais inscrits.

Bien que je ne suis pas en mesure de pouvoir vérifier la véracité de ces allégations, elles sont toutefois très graves. Par le profil des gens ayant livré ces témoignages, je crois que ce sont des personnes sérieuses et capables de comprendre la gravité des affirmations qu’elles font. Je pense entre autres à une personne disant s’être retrouvée sur le profil de quelqu’un d’autre. Cette personne fait présentement des études de 2e cycle en droit. Dans ce contexte, je la vois mal faire de fausses allégations de cette gravité sur un site public.

S’il y a en effet des problèmes de sécurité de cette gravité dans Capsule, c’est un problème d’un tout autre niveau qu’un simple problème « d’interface poche ». Le moins qu’on puisse dire est que ce soit très grave et rien de rassurant.

mise à jour le 7 avril 2009 à 16:30

Suite à ma rencontre avec Dominique Tablot de l'Impact Campus, un article fort intéressant est paru dans le numéro du 7 avril 2009. On y retrouve entre autres la réaction des responsables du projet qui jugent que tout va bien "parce qu'il y a peu de plaintes ". Aussi, ils disent que c’est facile pour la majorité comme plein de monde (12000 personnes selon eux) a réussi à s’inscrire tout seul comme des grands.

D'abord, personne n’a dit que le système était totalement inutilisable, mais bien difficile à utiliser. Nuance qu’ils ne semblent pas comprendre. C’est bien beau de dire qu’une personne à réussi à s’inscrire à ses cours... mais en combien de temps? Si ça prend une heure de gossage pour s’inscrire 5 cours, il y a un problème.

Aussi, ce qu’ils ne disent pas c’est la quantité de travail que font les agentes et agents aux études pour aider les étudiants sur la première ligne. Bon nombre d’étudiants vont aller voir là avant de contacter les responsables du projet.

Par exemple, dans mon département, notre agente des études nous envoie les procédures point par point pour s’inscrire avec les numéros internes de cours (les NRC). Sans ces explications, l’inscription serait beaucoup plus ardue — voire même impossible.

April 02, 2009

Skype sur iPhone/iPod Touch

Hier, Skype a lancé son client officiel pour le iPhone et iPod. L’intérêt pour ce client est très grand puisqu’il permet de faire des appels VOIP (Voice Over IP) depuis un iPod ou un iPhone sans utiliser le réseau cellulaire. Il s’agit aussi d’un superbe outil pour faire des interurbains.

Ainsi, skype est disponible gratuitement sur tous les iPhone de la planète... sauf au Canada... *sigh*. Je ne sais pas si c’est encore nos amis du CRTC qui foutent le bordel ou autre chose, mais côté télécom, ça ne va certainement pas bien par chez nous!

Heureusement, il y a moyen de fourrer le système pour avoir Skype sur votre iPod ou iPhone, même au Canada! Le truc et de passer la le iTunes Store américain. Voici la procédure (je suppose que vous avez un iPod ou un iPhone déjà configuré dans iTunes avec un compte canadien):

1- Aller dans la page d’accueil du iTunes Store et, dans le bas, choisissez le iTunes store US.
2- Une fois dans le store US, trouvez Skype (ou toute autre application GRATUITE -- c’est important, sinon ça ne fonctionnera pas).
3- Clickez sur «Get App» (c’est gratuit).
À ce stade, iTunes devrait vous dire que vous devez vous connecter avec votre compte. Si vous utilisez votre compte canadien, ça ne fonctionnera pas! Il vous faut un compte avec une adresse aux États-Unis.
4- Clicker sur «Create New Account»
5- Choissez un email différent de celui de votre compte canadien (l’email doit être valide et utilisable pour la confirmation).
6- Au moment de choisir le mode de payement, choisissez «None» pour ne pas associer de carte de crédit à ce compte. (Sinon iTunes utilisera le compte de crédit pour déterminer que vous êtes au Canada). Si «None» n’est pas là, vous n’avez pas suivi les instructions au point 2... tsk tsk tsk.
7- Inscrivez une adresse valide aux États Unis (hint: http://www.areaconnect.com/)
8- Confirmez le compte créé avec le email que vous recevrez.
9- Voilà!

Normalement, iTunes devrait installer Skype sur votre nouveau VOIP phone!


Jailbreak et Skype

Il semble que Skype ait quelques problèmes avec les modifications effectuées à l’interface après un Jailbreak. Pour résoudre ce problème, vous devez, dans Cydia, faire la mise à jour de «Mobile Substrate». Avec la version 0.9.2805-1, tous les problèmes de crash périodique ou au démarrage disparaissent. Aussi, avec cette version, il est possible d’envoyer Skype en arrière-plan avec Backgrounder. Bref, faites vos mises à jour ;)

April 01, 2009

Réflexion du jour...

Hier la vérificatrice générale du Canada a présenté un rapport sur la communication des renseignements entre organismes gouvernementaux. Une partie importante du rapport portait sur la communication (ou l’absence de) entre la GRC et Transport Canada. Le problème se présente particulièrement dans le cas des enquêtes de sécurité pour recevoir les passes donnant accès aux zones restreintes dans les aéroports.

Cela dit, sans recherche exhaustive, la vérificatrice générale a trouvé plus de 60 personnes ayant soit des casiers judiciaires parfois très sévères ou des liens directs avec des criminels notoires et des organisations criminelles qui ont reçu des passes de sécurité de la part de Transport Canada.

Radio Canada a même cité en exemple un cas de Montréal ou le bonhomme qui avait reçu ses passes de sécurité tout en étant sous enquête pour une affaire de meurtre... relié au trafic de stupéfiants... dans un aéroport... *snap*.

Le gros bon sens serait que les enquêtes de sécurité et judiciaires pour les demandeurs de passe de sécurité à Transport Canada soient plus rigoureuses et exhaustives que celle que Sears Canada fait pour ses vendeurs de lingerie et de tondeuse.

Comme disait RBO: "Pensez-y, *beeeeeeeeeeep*".