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January 26, 2008

Cinoche

N’ayant plus la possibilité (du moins officiellement) de voir des films en version originale anglaise dans la magnifique Capitale Nationale (aka. Le Gros Village) depuis la fermeture du Star Cité, ma présence entre les grands écrans et les projecteurs de la ville se fait de plus en plus rare.

Il m’arrive tout de même parfois de me laisser tenter; cette semaine à deux reprises même!

D’abord, j’ai eu le plaisir (le choix du terme est discutable) d’aller voir Cloverfield. Pour ce film que j’ai eu la chance — attention, roulement de tambours — de voir en anglais, je propose que l’administration du cinéma remplace les sacs de pop-corn par des sacs de Gravols.

Filmé «à-la-blairwitch», l’exagération des mouvements de caméra est totalement risible. Je suis convaincu que même dans les mains de la petite Noémie, l’image serait plus stable. Sincèrement, je crois que l’idée du film « amateur » — parce que le film se présente en fait comme une archive d’un film amateur retrouvé sur les lieux d’un incident - aurait été tout aussi plausible sans ces effets de mouvement un peu trop exagérés.

N’ayant normalement pas le coeur sensible à ce genre de chose, ça m’a cette fois tout pris pour ne pas me lever aux deux tiers du film pour sortir à cause du mal de coeur induit par ce très désagréable jeu de caméra.

Ce film avait pourtant un très bon de potentiel. Le tout gâché par un jeu de caméra douteux et quelques actes tirant entre le risible et l’exagération digne d’un dessin animé de Bugs Bunny. La prochaine fois qu’il vous viendra l’envie de sauter d’un gratte-ciel sur le toit d’un autre gratte-ciel en train de s’effondrer, vous penserez à Cloverfield et vous vous direz « Oui! C’est possible! » Ou comme Homer le dirait si bien : « TV said that? »!

Enfin, le film vaut vraiment la peine d’être vu. Mais attendez de le voir sur petit écran... vous aurez moins mal au coeur et, au moins, la possibilité de faire pause si le coeur vous en dit (ou vous le dit...).

Le second film que je suis allé voir offre 100 % de ce qu’il avait promis avec la totale satisfaction du public. C’est en une ambiance bon enfant et de festival Science et Génis que je suis aller voir « Rambo » avec Franco hier soir. En ce premier soir de sortie, la salle s’était complètement remplie pour vénérer le dieu du couteau de combat et des méchants qui explosent.

Dans ce 4e film de la série Rambo, John Rambo fait ce qu’il fait de mieux : tuer des méchants. En fait, je crois que comme synopsis on aurait pu lire : « Film où Rambo tue des méchants, le tout enrobé d’une histoire-prétexte sans grande importance ». Et pour ça, le public est bien servi... Dans « Rambo », un grand total de 236 méchants sont tués pour un compte de 2.59 morts par minute. John devait vraiment être en colère puisqu’il s’agit là d’un compte plus gros que la somme de ce qu’il a fait dans « First Blood » (1982), « Rambo: First Blood Part II » (1985) et « Rambo III » (1988). En comparaison, The Governator (aka John Matrix) n’a qu’un misérable compte de 99 dans « Commando » (1985) et John McClane ne joue même pas dans la même ligue dans la quadrilogie « Die Hard ». Peut-être que ce dernier ne mérite même pas le prénom fétiche de « John »...

Outre le nombre ahurissant de morts, le nombre de façons originales de se faire tuer est tout aussi imposant. En fait, j’ai encore de la misère à comprendre pourquoi ce film totalement gore n’est pas classifié 18 ans en plus. Il y a dix ans, ce film n’aurait même pas pu prendre l’écran — il aurait simplement été banni. Mais bon, je ne me plains pas de la violence gratuite de ce film... c’est bien la seule chose qu’il offre et pour quoi quelqu’un irait voir ce film.

C’est ainsi qu’on se retrouve dans une salle bondée avec du monde qui rient et applaudissent à chaque scène plus gore que la précédente où Jonny fait exploser son prochain.

Un film à avoir pour rire et s’amuser dans une ambiance décontractée à la hauteur de Fantasia ou du Box Office du Festival Science et Génie. Laissez votre blonde à la maison ou au vestiaire; votre coupe vivra plus longtemps. Rambo au cinoche, c’est un peu le pendant gore du bar de danseuses. Idéal pour une gang de gars qui n’a rien de plus intelligent à faire de sa soirée.

January 13, 2008

To work around this problem, limit the blog to a single entry

Et voilà! C’est parti pour 2007. Euh. 2008. Vous savez, comme je n’ai aucunement suivi mes résolutions de 2007, parfois je me demande si je devrais recommencer, d’autant plus que 2007 était une très belle année selon moi.

Première résolution de 2007 (et de 2008) que je n’ai pas suivi : écrire régulièrement dans ce blogue. Depuis la mi-décembre, il ne passe pas un jour sans que je me dise au moins à plusieurs reprises « ah, il faut que j’écrive ça dans mon blogue ».

La procrastination est un dangereux cercle vicieux. D’abord, on reporte les choses parce qu’on a trop d'autres choses à faire... et quand on est rendu à vouloir vraiment faire les choses, il y en a trop et on laisse tomber. Alors me voici dans ma tentative mensuelle de briser ce cycle sans fin.

L’année 400 du calendrier de Champlain (aussi connu sous le nom de « Calendrier de la Capitale nationale », ou plus simplement de « Calendrier national ») a très bien débuté. Je dois dire que le feu d’artifice était impressionnant à souhait — du moins pour les flashs verts que l’on percevait sur les nuages de l'endroit où j’étais perché. Fort heureusement, la bonne compagnie a très bien su compenser ce manque de pétard coloré.

En à peine deux semaines passées à l’an 400, tellement de choses se sont produites, même des choses relativement inédites. D’abord, changements climatiques obligent, la météo a ressenti le besoin de débuter l’année en faisant n’importe quoi. Trois mètres de neige en Californie; des dizaines tornades en dedans de 24 heures dans le centre des États-Unis; un orage (tsé, avec des éclairs et tout) durant une tempête de neige; Le ciel est vraiment en train de nous tomber sur la tête, par Toutatis!

Ce n’est pas que dame nature qui est tombée sur la tête. L’empereur G.W. Bush premier, émissaire de Dieu, découvre cette semaine que le proche orient existe vraiment. Dans une tournée-surprise du Liban, d’Israël, de la Palestine, du Kuwait (bon OK. Moyen Orient) et des alentours, il a réussi à en surprendre plus d’un. Avec la collaboration de dame nature, Georgy n’a pu prendre son Hélicoptère pour aller en Palestine. Le brouillard (pas pire pour une zone semi-désertique) a contraint l’émissaire ricain à voyager en véhicule routier, passant ainsi à travers les postes de contrôle israélien. Il a dit, et je cite (tout en traduisant — avec adaptation), « Devoir traverser un poste comme celui-ci tous les jours pour aller travailler ou aller voir ma famille me ferait chier en hostie ». Plus tard au cours du même voyage, GWB aurait dit clairement que l’occupation israélienne doit cesser en Palestine. Eh bien 0_o

Tout compte fait, je crois que toute cette mascarade n’est pas aussi surale qu’elle n’y parerait. Il s’agit là probablement d’une technique extrêmement subtile pour se débarrasser du gars... sans avoir à le faire durant un défilé local. Si ce n’est pas la gang barbue qui s’en charge, ce sera probablement la gang avec des tresses que ses récents propos sur l’occupation israélienne auront rendue maussade.

J’aurais bien voulu me promener dans les rues de Tel-Aviv avec un Listen Up pour prendre le pouls de la situation.

Parlant de tomber et météo, tomber sur la glace semble une activité très prisée cette année. Quant à moi, j’ai décidé d’abandonner puisque je sais très bien que je n’arriverai jamais à la cheville d’Andrée pour ce qui est de subir les effets de la glace. C’est ainsi que, oh grande révolution, j’ai acheté des crampons pour mes souliers de course, histoire de ne plus tomber sur la glace. Bon, certains diront que ça fait un an que Mélanie et Virginie me suggèrent de le faire... Je suis parfois lent à passer à l’action. Et, je dois dire que l’alternative pour amortir la chute ne m’a pas semblé appropriée.

Pour moi, c’est définitivement une révolution, sans parler du fait que ce sera bien utile après les épisodes de verglas pour monter au travail à pied.

Outre le talon qui est bien gelé, le monde de l’informatique en a fumé du bon aussi. Tout a commencé avec Bill Gates qui a dit ouvertement en entrevue que la dernière version de Windows, c’est de la bouette. Qui l’aurait cru!

Il faut croire qu’il dit vrai. Des récents problèmes de mémoire (de mon ordinateur — mes propres problèmes de mémoire ne sont pas récents — surtout lorsqu’il s’agit des noms) m’ont permis de découvrir que Windows à de la misère à gérer la mémoire de l’ordinateur avec avec plusieurs processeurs. Parfois, plusieurs processeurs dans l’ordinateur essaient d’écrire à la même place dans la mémoire en même temps — et Windows les laisse faire. En écrivant au même endroit au même moment, ça fait de la bouillie qui se solde par un Blue Screen of Death. Du site de Microsoft:

WORKAROUND

To work around this problem, limit the computer to a single processor.

Heureusement, ce n’est pas mon problème. Selon d’autres tests (non suggéré par Microsoft, faut-il le spécifier), il semble que la mémoire de mon ordinateur soit endommagée. Ça me soulage énormément... je n’aurai pas à donner des coups de pic à glace dans 3 des 4 processeurs de mon ordinateur.

Mais merci quand même pour cette solution qui est, ma foi, fort utile.