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June 23, 2007

Choc littéraire

Ont dis que les québéquois son de plus en plus poche an francais. Comme j'suis pa dans les meilleur moi non plus j'devrais pas parlé trop for mais quant mème.

Ceci dit, ce qui me choque en cette veille de la fête nationale du Québec, ce n'est pas tant les fautes grammaticales, orthographiques ou syntaxiques qui ornent les textes écrits ici et là. Ce qui me frappe aujourd'hui, c'est la pauvreté de la langue au Québec où la richesse du vocabulaire et des formes syntaxiques ne cesse de diminuer.

La culture TVA nous en a donné un autre bel exemple aujourd'hui. Ça tombais bien puisque je profitais de ma très rare séance de zappage de télévision pour admirer la qualité des nouvelles sur la dite chaîne à ce moment là.

Dans le reportage sur chute du mouvement souverainiste au Québec, l'infographie qui présente les résultats d'un sondage à l'écran sent le besoin de spécifier que "Régresse" = "Recule". Voyez par vous mêmes!

http://lcn.canoe.com/lcn/infos/national/archives/2007/06/20070623-075214.html

Merci à TVA et LCN pour ce moment intense de culture linguistique. Il y a de quoi se mordre la langue, moi je vous le dis!

June 21, 2007

Sale attente

Nous revoici, encore une fois et pour une seconde fois cette semaine, dans une salle d’attente. Grâce à Dieu, Ô Seigneur tout puissant soyez loué, la télévision est fermée – Téééé Véééé Ahhhh ne m’écorche pas les oreilles en arrière plan.

Me voici donc en mode « attente », histoire d’avoir la chance de rencontrer un professionnel de la santé. Le choix qui me fut proposé fut relativement simple : attendre quelques heures sans rendez-vous ou prendre un rendez-vous à la fin octobre. Oui; vous avez bien lu. Fin octobre.

Ah! Mais vous me direz, c’est normal pour rencontrer un spécialiste. C’est même pas pire pentoute. J’aimerais bien être d’accord là-dessus, mais on parle plutôt d’un rendez-vous avec mon médecin de famille. Charmant, n’est-ce pas.

Quatres mois d’attente pour avoir un rendez-vous avec on médecin, c’est vraiment sale. Quatres mois! Numérobis avait trois mois pour construire son palais... selon moi quelqu’un est dû pour être jeté aux crocodiles. Qu’est-ce que ce sera si je dois consulter un spécialiste ensuite? Une autre année d’attente? Puis 48 mois pour un traitement? Une chance que je ne suis pas malade; j’aurais le temps de canner trois fois!

Fort heureusement, j’ai un bon médecin de famille. Après lui avoir laissé un message, il m’a donné ses périodes de sans rendez-vous et m’a invité à venir le rencontrer lors de ces périodes. Parce qu’on s’entend que de rencontrer un médecin différent à chaque fois, c’est pas fort fort pour avoir un bon suivi de son dossier de santé (c’est mon avis, ça reste discutable, mais bon). Et c’est ainsi que j’ai troqué quatre mois d’attente pour quatre heures d’attente (ou moins, on l’espère).

Dans ce contexte, je me pose la question en me faisant un peu l’avocat du diable par la même occasion (j’ai du temps à tuer anyway) : Est-il raisonnable de garder le système de rendez-vous dans ces conditions? Ne serait-il pas plus simple pour le système de santé de fonctionner uniquement par sans rendez-vous. Le système n’en sera que plus simple, moins coûteux et plus facile à gérer autant pour les administrations, les médecins et les patients?

Dans un contexte où un rendez-vous avec son médecin de famille peut-être garanti en deux semaines – et où tout le monde à la chance d’avoir un médecin de famille – un système de rendez-vous à bien sûr sa place. Mais sinon? Imaginer combien de millions de dollars seraient sauvés dans le système de santé en éliminant les systèmes de rendez-vous pour les médecins généralistes et les médecins de familles.

Le monde ne serait-il pas merveilleux? Ce serait tellement beau que les oiseaux tourneraient en rond autour des hôpitaux en chantant.

Mais en revenant sur terre un peu, je vais faire mon bon ingnégnieur et me poser les bonnes questions. On devrait arrêter de chercher des solutions à gauche et à droite et se demande où est le problème. Ou plutôt même où sont LES problèmeS. Manque t’il de médecins? Si oui, pourquoi? Manque t’il de place dans les cliniques pour les accueillir? Manque t’il de place dans les universités? Est-ce que les médecins quittent la pratique générale pour devenir spécialiste? Pourquoi? Bref, il y a beaucoup de question à se poser pour comprendre pourquoi la situation est ainsi. Ce n’est qu’une fois que ce sera bien compris qu’on pourra commencer à penser à des solutions. Trouver des solutions broches à foin sur le tas comme le font si bien nos bons politiciens ne fera rien pour les vrais problèmes.

Je termine en remerciant les médecins, ceux qui exercent leur profession avec passion comme le Docteur Alain Beaumier. Ceux qui ont à cœur le bien-être de leurs patients, mais qui sont, tout comme nous, pris dans les dédales administratifs de ce système. Je les remercie pour leurs initiatives pour leurs efforts à donner un bon service malgré tout.

June 19, 2007

L’été!

L’été, il faut (généralement) chaud. Mais, avant tout, l’été, le blog (ou plutôt le désir de passer du temps devant l’ordi pour écrire sur mon blog) passe rapidement au second rang. Je dois dire que ceci est d’autant plus vrai depuis que je me suis mis à la course et au vélo.

Bien sûr, je pourrais mettre un support sur mon vélo pour y attacher mon portable afin d’écrire sur mon blog durant mes rides de vélo, mais j’ai pensé que ce serait peut-être une mauvaise idée. Par contre, la période d’attente pendant que le lapin est chez le docteur – sans internet (ouch) – est idéale pour écrire sur mon blog. Nous y voilà.

Par contre, je ne compte pas reprendre le temps perdu – ça ne finirait plus – et comme c’est l’été pour vous aussi, je doutes que vous aillez envie de lire des pages et des pages de texte.

Je vais quand même prendre un peu de temps pour tenir des propos blasphématoires contre l’organisation entourant les travaux du 400e de Québec. Cette année, nous fêtons, bien malgré nous, le 399e de la ville de Québec. Qu’est-ce que ça veut dire? Et bien, ça veut dire que l’an prochain c’est le 400e. « Oui, mais? » me direz vous... Et bien si cette année c’est le 399e et que, par conséquent, l’an prochain c’est le 400e, ça veut dire que cette année tout le monde se fait un malin plaisir à préparer l’an prochain.

La question se pose : est-ce que quelqu’un aurait oublié que la vie continue, même un ans avant le grand quatrecentième?

Loin de moi de penser du mal des travaux qui se font partout en ville – je penses au contraire que c’est une bénédiction pour la ville de Québec. Par contre, comme toute chose, c’est possible de le faire intelligemment ou, carrément, de la façon que c’est fait actuellement.

Dans la série « modèle à suivre », je trouve que les travaux du boulevard Champlain sont exemplaires. Pour des travaux de cette envergure, d’être aussi peu dérangeant (bon ceux qui passent par là à l’heure de pointe ne seront pas d’accord, mais je parles en tant que résident du coin) je trouve ça merveilleux.

(Parenthèse) Étant dans une salle d’attente, on y écoute bien sûr TééVééAhhhh. Je vous annonce qu’à 14h de l’après-midi, c’est pas plus écoutable que dans les autres moments de la journée (qui l’aurait cru). En ce moment, comment obtenir 40% de rabais sur un osti de produit nettoyant vendu en 4 paiements faciles qui permet de rendre immaculément propre les casseroles, lave-vaiselles et autres cochonneries les plus sales que vous aurez vu dans votre vie. N’attendez plus! 1-800-361-6100. La question c’est pas comment ça coûte, mais comment vous avez fait pour vous en passer jusqu’à maintenant! Allez-y! (/Parenthèse)

Il y a donc des bon exemples de travaux bien gérés dans la bientôt-plus-vielle-d’un-an ville de Québec. Un exemple qui me laisse plus songeur est celui du chantier de Charest entre Dorchester et Marie de la réincarnation (elle vient d’être refaite – en partie – elle aussi). Bien que le résultat final soit très intéressant et change vraiment le coin, je me pose la question : Pourquoi faire ça en trois ans? Vous n’allez tout de même pas me dire qu’il n’y aurait pas eu la main d’ouvre pour faire le tronçon au complet en un seul bout et, du fait même, perturber la circulation dans cette porte d’entrée majeure de la ville un été de temps seulement au lieu de trois? J’aimerais avoir une bonne raison...

(Parenthèse) Pourquoi il ne me viendrait même pas à l’esprit d’acheter de la lingerie, pour mes soirées bien arrosée j’imagine, sur chôppigne TééVééAhhhh. Pourtant, j’aurais l’air vraiment fancy avec mon soutien-gorge « glamorisé ». Ah, maintenant que Madame Céline chose tête blanche nous donne un cours de moppe 101, je retourne aux choses importantes. (/Parenthèse)

Dans les travaux pré-quatrecentième, ceux qui m’ont le plus frappé à date par leur (dés)organisation sont certainement ceux qui ont lieu dans le vieux port. Puisqu’il est bien sûr important de refaire tout ce qui avait été si bien fait pour Québec ’84, le vieux port s’est transformé en super chantier. Oh, pour ceux qui passe par là en auto, vous n’y verrez que du feu! Il ne faudrait quand même pas affecter les pauvres résidents des condos de luxe construit à l’endroit le plus improbable de l’univers : entre la vielle ville de Québec et le fleuve.

En auto, la vie est belle (On parle de Québec ici là après tout). Maintenant, allez faire un tour à pied dans le port. Personnellement, je ne le recommande pas trop puisque les gestionnaires des chantiers n’ont même pas cru bon déplacer les trottoirs qu’ils ont si bien bloqués. Heureusement, ces mêmes gestionnaires n’ont pas oublié l’existence de la piste cyclable! Et non, ils ont eu la bienveillance de mettre une belle grosse pancarte « Piste cyclable fermée » un gros 2 mètres avant que la piste asphaltée ne se transforme en concassé-trois-quart-pas-trop-tappé. N’ayez crainte : si vous arrivez à 30 km/h et que vous n’avez pas vu la pancarte où que vous n’avez pas eu le temps de freiner assez rapidement, le concassé-trois-quart-pas-trop-tappé s’en chargera agréablement pour vous. Une fois bel et bien arrêté (et pas trop de façon définitive, on l’espère), le défit du jour est de trouver quelconque indication de détour ou indication de route alternative. Faute de trouver, je me suis risqué à prendre la route à largeur réduite à cause des travaux où piétons (faute de trottoir) côtoient voiture et semi-remorques de 53.

Mais pas de danger, les stationnements du marché du vieux port ne sont et ne seront certainement pas affectés par lesdits travaux. Au moins, ceux qui ont l’habitude d’aller se promener le long du fleuve dans le vieux port pourront stationner sans problème; et se promener dans le stationnement le long du fleuve.

(Parenthèse) Sur ce, je vous laisse! C’est l’heure de mon soap préféré à TéééVéééAhhh. Madame grand-mère assise à côté de moi a très bien résumé le dit soap en répondant à sa fille ayant remarqué qu’elle ne manquerait pas son émission : « Je ne m’attarde pas à ça. Comme ça se développe, demain j’aurai rien manqué. » I rest my case.(/Parenthèse)

June 05, 2007

You cannot move the tables...

"... there is still stuff on them." - goindustry girl

"Well, you see, the movers are already in route from Quebec City with a 30 foot truck. Tomorrow at 8, they are picking up the tables - with or with stuff on them - as it was arranged in our appointment" - me

"But you cannot take the table until next week, there is still stuff on them. No tables were supposed to be moved until next week" - the girl again

"But for these table it wasn't specified in the Asset Release contract, only for the benches" - me

"It should have been specified" - her

"But it wasn't" - me

"They forgot it, I guess" - her

"So the movers will be here as planned at 8 tomorrow" - me

"But, there still..."

"8. Tomorrow. Morning.".

"..."

"8"

"But the stuff on the tables..."

"We move it on the other tables that are empty and are not ours?"

"I guess you could, but I already told the guys their table were empty and they could pick them up."

"Will they pick them up today?"

"no"

"And tomorrow morning, first thing, our truck will block the loading bay until we're finished here and leave. I think that's what our appointment said, right?"

"Yes, that's what was arranged"

"So, they can't take their tables until we leave?"

"I guess not"

"Ok, then at 8 tomorrow..."

"Well..."