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May 31, 2007

Comme sur des roulettes (sans électricité quoi)

Je le répète souvent sur mon blog ces temps-ci (et je n’ai pas fini de le répéter), mais c’est vraiment la saison des déménagements. La semaine prochaine en sera une particulièrement digne de mention sur ce blog avec le déménagement de 50 lots d’équipement scientifique d’Ottawa à Québec, 50 lots incluant plusieurs armoires pleines et 6 tables optiques complètes. (Une table optique pèse plus de 1200 kg et certaines one des dimensions de l’ordre de 4’x6’x6", la plus grosse étant de 4’x8’x1’).

Heureusement, ce ne sont pas tous les déménagements qui sont complexes et difficiles. Certain s’enligne souvent même pour être très facile et amusant. C’était le cas du déménagement d’Isabelle en fin de semaine dernière (oui oui, je sais, c’est un peu tard pour cette entrée de blog).

Malgré le travail colossal qu’il lui restait à faire le matin avant d’aller chercher le camion (le gros 2 boîtes et quart), tout a pu être fait à temps. Une fois le camion sur place, tout a été chargé et fixé de façon quelques peu plus intelligentes que lors du déménagement de la fin de semaine précédente. Avec 300 km de route à faire, c’est une bonne chose.

Je dois dire que je suis passablement fier de ce chargement. Avec Fred, on s’est assuré pour qu’à notre arrivé à Montréal rien n’ait bougé... et c’était effectivement le cas.

Après le travail de chargement et un bon dîner (pizza, comme il se doit) chez Normandin, le plan était d’arriver à Montréal vers 15h, tout décharger, manger, prendre une bière puis redescendre à Québec en soirée avec le camion. Tout allait marcher comme sur des roulettes au moment où murphy frappa avec toute l’ironie dont il est capable.

Il faut d’abord savoir que j’ai toujours eu des bons commentaires pour Location Sauvageau. Toutes les expériences que j’ai eu avec eux furent excellente et les camions que j’ai eu chez eux étaient toujours en parfait état, propre et relativement récent (toujours moins de 100000 km). O combien de fois ai-je suggérer de louer un sauvageau plutôt qu’un uhaul parce qu’au moins avec eux on est sûr de pas avoir de problèmes. Les gens autour de moi devait même me trouver tannant tellement je tapais sur ce clou, telle une annonce de brocanteur de meubles scrap as seen on TV.

Il n’en fallu pas plus pour que l’ironie du monde me frappe en pleine face : juste passé st-Apollinaire sur l’autourte 20, la lumière de défectuosité d’alternateur allume dans le camion. Après une bonne discussion avec le mécano de Sauvageau, mes doutes sont confirmés : l’alternateur ne fonctionne plus; le camion marche uniquement sur la batterie. Fort heureusement, il s’agissait d’un camion diesel, ce qui a sauvé la journée.

Petit cours de mécanique diesel 101 : ce qu’il est important de comprendre c’est qu’un moteur à essence a des bougies qui allume le mélange d’essence et d’air dans le moteur, ce qui crée l’explosion et fait marcher le moteur. Ceci prend pas mal de « jus » électrique que la batterie ne peu pas fournir seule bien longtemps (d’où le besoin d’avoir un alternateur). Dans un moteur diesel, il n’y a pas de bougie comme dans un moteur à essence. Techniquement, tant qu’il y ait assez d’énergie dans la batterie pour faire fonctionner l’électronique du moteur, le moteur peut fonctionner.

Ainsi, nous avons pu rayer de la liste la solution « changer de camion » - solution qui impliquait le transfert de toute la cargaison – et continuer notre route jusqu’à Montréal sans encombre. Seul « bug » : tous les systèmes électriques ont été fermé, incluant la ventilation et la radio. Aussi, puisque le temps et critique sans alternateur, traîner sur la route n’était pas une solution. Je vous assure que faire Québec – Montréal à 140 dans un cube avec les fenêtres ouvertes ça décoiffe et c’est bruyant. Pas le grand confort quoi! Seule modification au plan : Laisser le camion là plutôt que le descendre à Québec, sans les phares, durant la nuit. Personnellement, ça ne m’a pas déplu de revenir en auto plutôt qu’en conduisant un camion!

Somme toute, ce fut un super déménagement qui s’est très bien déroulé malgré les histoires de camion (oui, vous pouvez rire en me pointant du coude, je vous donne le droit). Avec l’équipe de personnes dévouées que nous étions, ça ne pouvait certainement pas aller autrement.

La blague du jour

Parfois, on tombe sur des blagues qui nous font rire, d’autre moins. Celle-ci, je ne sais trop où la classer, bien qu’elle tombe définitivement dans la classe ridicule et « n’importe quoi ».

Semble-t-il, selon la CBC, que les amérindiens (oui, eux encore) du Manitoba cherchent à être compensés pour les transmissions de signaux de cellulaires passant au-dessus de leurs territoires sous prétexte que leur « airspace » c’est une ressource au même titre que leur eau et leurs terres.


Sincèrement, si les premières nations veulent être prises au sérieux un jour, elles devraient peut-être se sortir la tête du gros jerrican et se poser des sérieuses questions. D’abord, est-ce qu’ils auraient laissé leur tête dans ce dit jerrican trop longtemps pour lancer des sottises de la sorte?

Entendons-nous tout de suite sur une chose... que des ondes électromagnétiques de cellulaire passe dans les airs au-dessus de leur territoire, ce n’est pas une bien grosse utilisation de leur air. D’abord ça n’a pas plus d’impact que la lumière du soleil qui passe dans leur air. En plus, c’est fort de dire que les ondes utilisent leur air puisqu’elle se propageraient tout aussi bien (sinon même mieux) dans le vide. Voudraient-ils donc nous charger pour l’utilisation de l’espace, cette ressource naturelle bien connue des déménageurs? Sans oublier que la légitimité de leur revendication sur l'air au dessus de leur territoire est passablement douteuse.

Mais alors, s'il voulait vraiment dire airspace et non air, je continue à avoir de la misère à qualifier cet espace de "ressource". C'est pas comme si eux ils l'utilisait, si ce n'est que pour ventiller les vapeurs de gaz.

Et que dires des ondes radio? Télévision? Télévision par satellite? GPS? Et j’en passe! Vont-ils charger le bon monde qui travail pour ces signaux aussi?

Dans un même ordre d’idée, peut-être que s'ils ont gain de cause, je pourrais charger toutes les compagnies pour les signaux passant dans l’airspace de ma maison? Au dessus de mon terrain? Et pourquoi pas les avions tant qu’à y être.

De tout ce que les occidentaux ont apporté aux premières nations (et on est d’accord que ce n’est pas juste du bon, mais quand même) c’est dommage que le principe de « gagner son argent de façon honnête » et de « travailler pour son argent » n’a pas passé.

Toutes mes félicitations au chef des sniffeux de gaz du Manitoba. Les premières nations viennent de baisser, encore une fois, sérieusement dans mon estime et, fort probablement, dans l’estime de beaucoup de Canadien aujourd’hui, suite à sa sortie.

Vous aurez bien mérité la série d'insultes qui vous seront lancée dans les jours.

May 30, 2007

Encantation

Ce n’est pas tous les jours que nous avons la chance de participer à un encan de matériel scientifique... fort heureusement, devrais-je ajouter.

Petite mise en contexte : Nous sommes en septembre 1999. La bulle des « télécoms » est à son plus fort. On promet des emplois à 60k et plus en sortant de l’université aux futurs ingénieurs. Des centaines de compagnies, souvent des spins-off d’autres entreprises, d’universités ou de centres de recherche, sont crées puis rachetées par d’autres compagnies (souvent par Nortel) à gros coup de millions.

Puis vinrent les années 2002-2003, années marquées par la chute des télécoms. La bulle, comme toute baloune trop gonflée, a fini par petter. Avec l’effondrement à la fois des marchés complètement saturés et de la bourse des hautes technologies, des compagnies fermèrent leurs portes à tous les jours. Pour les plus grosses compagnies, des filiales ont été revendues, d’autres restructurées et certaines tout simplement fermée. Des milliers de gens ont perdu leur emploi.

Des années plus tard, ce n’est toujours pas terminé! Aujourd’hui et demain se termine l’encan (une vente aux enchères électronique – ebay style – sur le web) de fermeture de la compagnie Bookham de Kanata (banlieue d’Ottawa). Bookham avait recheté, jadis, une de ces nombreuses filiales de fabrication de composants optiques de Nortel. Aujourd’hui, cette production est transférée en chine et les installations canadiennes ferment leurs portes.

Pour cela, plus de 2000 lots de matériel sont mis en vente aux enchères dans un super encan électronique. Et comme avec tous les encans, tout se joue dans les dernières secondes.

Mais avant de parler des émotions des dernières secondes, retournons une bonne semaine et demie dans le passé, semaine où tout s’est organisé. La première étape fut, bien entendu, de contacter toutes les personnes de notre centre de recherche potentiellement intéressées par le matériel mis en vente. Comme toujours l’absence de réponse et d’intérêt s’est fait sentir assez intensément. Ne nous laissant pas décourager par les faces longues de mépris lancées par certaines professeures devant notre initiative, nous avons même organisé une visite pour l’inspection des lots à Kanata, en Ontario. Leur temps et le temps de leurs étudiants et techniciens est bien sûr trop important pour être perdu dans ce genre d’entreprises futiles. Voilà un travail bon que pour les demis scientifiques que nous sommes. Selon eux, voilà une belle perte de temps d’où rien est a retirer.

Cette visite a donc eu lieu lors du chaud jeudi du mois de mai de la semaine dernière. Au menu : just too much equipement to test it all with some assorted piles of junk and random stuff laying around seemingly identified as a lot. Sur place, des piles d’instruments de laboratoire. Des armoires pleines d’équipements et de composantes à identifier. Des heures de plaisir.

   

Mon lot favori de tous reste encore le lot 880 : « assorted equipement », affectueusement rebaptisé « assorted junk », « junk room », « pile of crap », « caverne d’ali-ba-ba » ou tout simplement « la pièce du fond ». Ce lot consiste tout simplement en une pile de trucs qui restaient une fois le ménage de leurs locaux terminé. C’est la poussière sous le tapis en quelque sorte – poussière qui s’est d’ailleurs vendue à plus de 1000$ US aujourd’hui. Mais comme une image vaut mille mots, voyez donc :

Une fois cet aller-retour ottawesque d’une journée complété, nous avions identifié des dizaines de lots d’intérêt et avions testé les équipements que nous voulions. Fait important : nous avons aussi pris le temps de contempler l’ampleur de la magouille derrière cet encan et nous en avons profité pour magouiller un peu de notre bord aussi et nous en avons aussi profité pour nous faire quelques bons amis là-bas.

Ainsi le temps passa, temps durant lequel nous avons continué à éplucher les listes de lots mis en vente dans trois ventes dont deux se sont terminées ce matin et une (jeudi) matin. Durant ce temps, les démarches ont aussi été faites avec le service des finances et le liquidateur (une compagnie anglaise) pour mettre en place les procédures et avoir toutes les autorisations nécessaires. Si je mentionne « la maison qui rend fou » des « Douze travaux d’Asterix », je crois que tout le monde comprendra la couleur épique de la dite chose. Enfin, tout a été arrangé grâce à ceux qui ont passé des heures dans des bureaux, au téléphone et à répondre à des emails et ce sans que personne ne finisse à Robert Giffard avec un entonnoir sur la tête.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes, tout était beau.

C’est alors que, pas moins de 48 heures avant la fin de l’encan pour les deux premières ventes, shit hit the fan. Tout d’un coup, nos faces longues qui ne voulaient pas s’impliquer et qui ne voyait aucun intérêt à cet encan se réveillent. Alors que Jérôme, Pierre et Claudine étaient prêt à investir ensemble 15000$ dans cet encan, tout un coup nos faces longues sortent de nul part avec un beau 20000$, prêtes à mettre plus de 4 fois le prix que nous pouvions nous le permettre sur des équipements que nous avons pris la peine d’inspecter à Ottawa. Le tout sans bien sûr jamais s’être impliqué une seule seconde dans l’organisation. Je m’évertue à dire que la lâcheté est un art; reste à savoir si l’art de subtilement faire faire les choses par d’autres tout en vivant sur son nuage de pensée magique et d’ignorance des vrais problèmes de la vie est un signe de lâcheté semi involontaire ou totalement réfléchi.

De notre côté, les préparatifs continuent. Notre but premier : éviter que des gens du centre de recherche misent les uns contre les autres sur les mêmes items. Ceci allait se faire en trois phases : D’abord en identifiant tous les lots d’intérêts et ceux sur lesquels nous avions l’intension de miser, puis en transmettant cette information à Pierre qui a pris la peine de « ternir les livres » en tant que « bidmaster » afin de s’assurer que personne ne s’entre-bid au COPL ou que, le cas échéant, les gens se regroupent ensemble pour faire monter les enchères et partage l’équipement ainsi acheté. Nos faces longues n’ont, comme toujours, jamais répondu aux nombreux appels à transmettre ces informations. Comme l’a bien dit Julien, un étudiant au doc pour l’une de ces figures élancées (avec un accent français bien marqué – et tout ce que ça implique lors de l’usage de sacres typiquement québécois) : « crissss-heu, on fait des communications rapides en transmettant des messages à 10 Gigabit par seconde dans nos labos, mais on n’est pas foutu transmettre quoi que ce soit comme info dans les étages de bureaux ».

La troisième phase de cet anti-contre-bidation (c’est bidonnant comment on peut inventer des mots sur un blog) fut définitivement la plus amusante de toutes. L’idée était de tous se réunir dans un méga bid-party où tous allaient suivre les lots d’équipements ensemble. Ceci permet de se regrouper plus rapidement sur la mouche (on the fly) pour faire monter les enchères et de s’assurer que, lors des mises sur des lots de plusieurs équipements similaires, tout le monde travaille ensemble.

   

Ça n’a pas pris beaucoup de temps pour qu’une ambiance de plancher de bourse s’installe dans la salle. Rires et farces étaient bien sûr au rendez-vous au sommet du paroxysme de l’intensité de cet événement survolté.

   

Et oui, nos faces longues sont aussi venu participer – ou faire acte de présence dans un geste politique sans précédent au COPL (il y avait un photographe après tout) – à l’événement. L’une d’elle a eu la chance d’avoir un bras droit bien efficace qui à tout organisé les lots et qui s’est pleinement impliqué dans l’activité. C’était très apprécié de tous et elle en est sorti gagnante. L’autre est arrivé avec un tapon d’étudiants non préparés, non familier avec le système d’enchère et, par-dessus tout, non familier avec notre système interne (reste que j’ai un peu de misère à blâmer les étudiants ici, julien ayant bien expliqué pourquoi dans son affirmation cité plus haut).

Il n’en fallu pas plus pour que notre technicien, qui devait suivre tous les instruments d’une même catégorie (je le félicite d’ailleurs d’avoir suivi plus de 100 lots actifs en même temps), se fasse outbider par des gens présents dans la même sale alors qu’il se battait pour les avoirs au meilleur prix pour eux! Pas par des gens ailleurs dans un autre bureau, non, des gens dans la même sale à 10 pieds de lui. Magnifique!

Pendant un instant, il m’est venu à l’idée de bider contre moi-même, juste pour amuser la galerie en soulignant à ma façon la stupidité de ce qui venait de se produire, mais je me suis abstenu.

Demain matin, 10h00 EST, c’est la fin de la troisième vente. Encore une fois, nous allons faire notre bid-party dans l’auditorium du COPL à compté de 7h30, ce tout en ne sachant aucunement ce que nos faces longues de mépris veulent acheter. Beaucoup de plaisir au rendez-vous encore une fois, j’en suis certain.

Maintenant, je vous dit à bientôt pour la suite ou « de l’intention de déménager une table optique de deux tonnes et cinquante lots de matériel scientifique d’Ottawa à Québec tout en endurant la bêtise de ceux qui ne voudront pas s’impliquer dans cette tâche, autant en temps qu’en argent ».

May 21, 2007

Gare au loup

Tous s’entendent pour dire que la carrière de Jean Leclerc (alias Jean Leloup) est pas mal morte. Autant elle fut bien intéressante à une certaine époque – bien que pas toujours au goût de tous – on peut dire aisément que les choses changent; les gens aussi.

Par contre, je dois dire que j’admire énormément cet artiste qui a su malgré tout rester simple. C’est ainsi qu’aujourd’hui, il ne s’est pas gêné ni fait prier pour sortir sa guitare et gratter quelques notes au grand plaisir des clients du Temps Perdu et des passants de la rue Myrand. Faut-il croire qu’il avait bien apprécié l’endroit lors de son passage hier soir.

Combien d’artistes sont tombés dans le « moéchuimportantisme » avec l’essor de leur carrière. Dois-je seulement citer l’exemple de Michèle Richard, celle qui pose si fièrement avec les Nicolas Girard de ce monde.

Bravo à ceux qui savent rester simple, proche des gens et eux-même.

Quelques définitions

Aujourd'hui, en ce beau lundi de mai, je n'ai pas grand chose à dire sur mon blog, si ce n'est que de vous donner quelques définitions utiles.

présomptueux, euse - adj. : Qui présume trop de soi, fait preuve de présomption.
présomption - n. f. : 1. Opinion fondée seulement sur des signes de vraisemblance (apparences, commencement de preuves).
2. Opinion trop avantageuse que l'on a de soi-même.

Bien qu'un mot puisse avoir plusieurs défintions, souvent plus d'une s'applique. Ah les subtilités de la langue; elles rivalisent bien avec les subtilités de la vie!

Enfin, je vous le dis de moi à vous... je crois qu'il n'y a pas grand chose qui me fâche ("déçoit" serait un meilleur mot en fait) plus dans la vie que des gens qui présume des choses, souvent fausses, et qui prennent la peine en plus de terminer par une forme d'usage du style "c'est pas la peine de répondre". Ainsi, absence de réponse il y aura. Voilà qui est plutôt triste comme façon de discuter, ne trouver vous pas?

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Dans un tout autre ordre d'idée, les choses risquent de s'enflâmer dans les prochains jours! En effet, la vente de feu de la compagnie Bookham (prononcé "boucane") approche. Vous risquez d'en entendre parler avec, entre autre, une escapade à venir dans la capitale nationale. Non; l'autre capitale nationale.

La compagnie Bookham est une des nombreuses compagnies d'optique en faillite ou en fermeture qui doit liquider son inventaire... au grand plaisir de nous, pauvres universitaires sans budget.

May 20, 2007

Let's get moving

Aussi fidèlement que la saisons des amours et la saison durant laquelle les cochons sortent pour couver, la saisons des déménagements est bel et bien débutée.

On peut dire que cette saison-ci à vraiment débutée en beauté avec le déménagement de du Fredmeféricisto (ou Fred ou Mef, selon le cas). Parfois on doit faire face à des déménagements que je pourrais qualifier de "plus pénible", mais celui-là était particulièrement plaisant: Beaucoup de monde plaisant, le beau temps, la bonne bière, etc. Je dirais aussi que de sortir des meubles d'un rez-de-chaussée (ou du première étage, comme vous voudrez - le débat est lancé) c'est une chose particulièrement agréable.

Ainsi, si vous votez pour moi et me faites élire, la première loi que je ferai passer sous le couvert du bâillon sera une loi qui indique que toutes les bâtisses de plus d'une étage seront mise à terre et remplacée par des constructions d'une seule étage. C'est pas comme si on manquait de place anyway et les déménagements vont juste être plus facile.

Je proposerais aussi de rendre la vente de bière interdite le premier juillet. En effet, les compagnies devront faire le tour de la ville et distribuer la bière gratuitement pour cette occasion. Bon, alternativement on pourrait faire en sortes que tous les déménagements ne se fassent pas tous en même temps, le même jour... mais c'est une bien trop bonne et logique idée. Le lobby des compagnies de déménagements, qui s'amusent à gonfler les prix pour l'occasion, serait probablement trop fort de toute façon et je serais forcé de reculer.

Revenant sur terre (ou sur le tapis dans mon cas), merci à Fred pour ce beau déménagement. Bien agréable. C'est aussi bien agréable de voir que le monde répondent bien à l'appel quand on leur lance la demande! C'est toujours plus plaisant être plusieurs, même s'il n'y a pas toujours du travail pour tous :)

May 17, 2007

Le ciel nous tombe sur la tête

Parfois, on se demande vraiment si le ciel n’est pas en train de nous tomber sur la tête. À Toronto, par contre, le ciel n’est pas vraiment une grande préoccupation pour l’instant. Les gens s’inquiètent plutôt de voir la Toscane leur tomber sur la tête. En effet, selon le Globe and Mail de ce matin, une dalle de marbre de un mètre par un demi mètre serait tombée du cinquante-quelquième étage de la tour First Canadian Place, le plus haut édifice au pays avec ses quelques 72 étages. La bâtisse est en effet recouverte de dalles de marbre importé de Toscane. Je suis d’avis que tout ça aurait pu être évité. Au lieu d’utiliser des dalles de marbre, la bâtisse aurait dû être recouverte d’une mosaïque de petites tuiles de marbre. Ça aurait fait moins mal quand ça tombe, ça aurait occupé des chômeurs à la tonne pour des années et, en plus, on serait même pas encore rendu à recouvrir le cinquante-quelquième étage à ce jour; alors rien de tout ça ne serait arrivé.

Continuant ma revue de presse, j’ai lu avec grand intérêt dans Le Devoir que le transport en commun allait être développé à Montréal...

Crissssss...! On attend quoi pour faire de quoi à Québec? Même Montréal va avoir son tramway. Pourtant les hivers sont bien trop rigoureux à ici pour en avoir un ici ou il y a sûrement trop de trafic dans nos rues. Notre réseau de transport est lamentable, même pas encore unifié dans la communauté urbaine (ben oui, ça prend encore 4 passes de bus pour faire le tour de la région métropolitaine de Québec). Merci au syndicat des chauffeurs de taxi, l’aéroport n’est même pas encore desservi par les autobus et on est encore pris avec un système de gestion des entrées datant de l’avant guerre. Et que dire des tarifs; oui que dire; Franchement; Voilà, c’est tout.

Enfin, terminant ma revue de presse avec le journal Le Soleil, il était, comme à l’habitude depuis quelque temps, fidèle à son slogan : « Le VRAI journal de Québec ». Une chance que le faux est en grève, ils auraient pu se faire compétition dans la médiocrité. Merci toutefois pour le sudoku. Il va me tenir occupé le temps que je cancel mon abonnement et que je fasse celui du Globe à la place.

May 16, 2007

C’est du gâteau!

Pour certains, faire de la musique c’est pas de la tarte. Je n’y fait pas exception puisque la pratique de la musique me demande souvent, ce surtout dans le cadre de mon exécution avec l’Orchestre d’Harmonie des Chutes, pas mal de pratique. Heureusement, c’est n’est pas toujours le cas... Pour rendre service à Andrée, notre directeur de l’harmonie qui est aussi enseignant au secondaire, plusieurs musiciens de l’harmonie et moi-même nous sommes joint à ses groupes d’élèves pour leur concert de fin d’année. Pas assez nombreux pour monter un concert sans « trou » dans l’ensemble, c’est avec plaisir que nous allons leur donner un coup de main pour leur concert de ce soir avec comme seule pratique des pièces la générale de hier soir.

Heureusement, le niveau des pièces me permet d’affirmer que, même en lecture, c’est du gâteau. Bon pour l’interprétation, je ne remporterai certes pas de prix! Le gâteau est un peu salé et on y a oublié le sucre. Mais ça reste de la lecture alors on s’en excuse. Après tout, nous sommes là plus pour nous amuser que pour être sérieux. Je crois que nous l’avons bien démontré lors de la générale hier soir, à la très grande surprise des élèves du secondaire. Eux qui sont habitués de se faire dire que les répétitions c’est du sérieux... je crois que le choc fut un peu fort. Ils vont certainement faire un bon show ce soir, au grand plaisir de leurs parents et amis. Par contre j’appréhende un peu la première partie du spectacle que je n’ai pas eu la chance de voir hier soir, celle avec les secondaires 1-2. Je crois ça va me remémorer des durs souvenirs de mes premiers balbutiement de musique d’ensemble.

Mais parlant de gâteau, bien que j’ai toujours su que je me débrouillait bien dans une cuisine (oui, un peu à la grande surprise de tous), faire du gâteau c’est pas de la tarte! Clairement le domaine de production culinaire qui m’est le moins familier et où j’ai encore le plus de croûte à manger! J’ai encore du pain sur la planche, semble-t-il, pour faire lever les foules avec mes pâtisseries. D’ailleurs, en essayant la recette de gâteau au citron « vraiment facile » de Nicolas – recette que j’ai d’ailleurs failli maquer complètement, mais que j’ai admirablement bien récupérée – je n’ai pas fait lever grand chose. Insulte suprême, Nic de me demander « t’a pas oublié la poudre à pâte? »; meuh! C’est ainsi que j’ai appris qu’une pâte trop liquide, ça ne lève pas. Bon bon! Restez assied; ce n’est pas la peine de vous lever pour rire.

Justement, parlant de rire et de tarte, on a une belle tarte qui nous a bien fait rire dans le cadre du cours de design 1 du département de génie électrique. Petite mise en situation (désolé pour ceux qui connaissent déjà la chanson) : le cours d’éléments de design (aussi connu sous le nom « design 1 ») est un cours d’introduction au projet d’ingénierie. Premier cours d’une série de quatre, il couvre toute la cuisine interne d’une équipe dans le cadre d’un projet d’ingénierie. Des équipes de 6 doivent réaliser la conception d’un projet. Bon, normalement, il ne faut pas faire un plat avec ce cours, mais cette année on a eu doit à une belle brochette de mollusques. Peut-être que plusieurs ne fit tout simplement pas dans le moule de l’ingénieur, mais beaucoup sont certainement de belles pâtes molles! Conclusion : il n’y a jamais eu autant d’échec dans ce cours!

Qui dit échec dit chiâlage. Les notes n’ont pas eu à mijoter longuement pour que les revendications fassent surface. L’une d’elles fut particulièrement délicieuse; tellement que j’aimerais vous la partager. J’aimerais beaucoup vous faire goûter à ce bon moment de fou rire qui ne maquerait pas d’épicer votre journée. Malheureusement mon souci de professionnalisme m’empêche d’exposer ce fruit pourri publiquement sur le net (Si vous me le demander gentiment en privé, je vous ferai peut-être ce plaisir).

Même si je savais déjà que l’auteur était une vraie tarte, il nous l’a admirablement démontré. Tellement qu’il va même aller se faire cuire chez le directeur. À mon avis, un bon coup de pied dans la couenne est tout ce qu’il mérite.

Bon c’est pas tout ça, mais je commence à avoir faim! Je me demande bien pourquoi?!

May 08, 2007

1:04:36.8

Une heure quatre minutes trente-six secondes et huit centièmes de secondes ; c’est le temps que j’ai fait lors de ma première course officielle de 10 km dans le cadre du Demi-marathon international de Québec. Cette course, que j’ai eu le plaisir de faire au côté de Mélanie et sous les encouragements de Virginie et François, fut vraiment un moment fort pour moi. C’est, en quelque sorte, l’aboutissement de 6 mois de course. Pour quelqu’un qui partait de zéro côté forme physique (je me rappelle encore être complètement à bout de souffle après 20 secondes de course en novembre), je trouve ça vraiment encourageant! Un gros bravo à Mel qui a fait loin devant moi (moi qui croyait qu'on devait faire la course ensemble! pfff) avec un temps de 1:04:36.5. :P

Et comment vous décrire ce qu’on ressent au fil d’arrivé, avec une centaine de personnes autours de vous qui vous encourage pour les quelques dernières dizaines de pas... ça ne se décrit tout simplement pas. Dit autrement, c’est simplement indescriptible. Il n’y a aucune façon de le décrire. Aucun mot ne peut le décrire. Décrire cela repose de l’impossible.

Est-ce que je vous ai dit que ça ne pouvait pas se décrire? Et non. Et je vous dirais que le moment du départ est aussi fort. Avant de partir, le temps passe tellement rapidement que du moment qu’on prend place à la ligne de départ au coup d’envois de la course, on a l’impression que seulement quelques brefs instants se sont écoulés. Ce qu’on ressent dans une course comme celle-là n’a définitivement rien à voir avec les courses que l’ont fait par soi-même dans notre entraînement quotidien.

Et que dire du parcours! Bravo aux organisateurs pour le choix du trajet. La course de 10 km partait des chutes Montmorency pour se rendre jusqu’au domaine de Mezeret, le long de la piste cyclable des battures de Beauport. Avec le temps magnifique que nous avons eu, ce fut vraiment très agréable.

Merci infiniment à Mélanie de m’avoir tiré dans cet événement et encouragé tout au long de la course. Merci à nos deux supporteurs! J’espère bien que Virginie fera la prochaine course avec nous et, qui sait, peut-être François aussi ;)