Ultime présentation
Aujourd’hui, dans le cadre de l’excellent cours de design, les équipes d’exceptionnels futurs ingénieurs d’une qualité exceptionnelle ont présenté au très magnanime client (Pierre, Simon et moi) leur magnifique conception de concepts de projets d’écran géant renversant et hors de ce monde.
Dans ces excellentes quatre heures d’usage très abondant des plus meilleurs superlatifs de ce monde, nos plus qu’excellentes équipes ont joué aux vendeurs de balayeuses alors qu’on leur demandait de jouer le très convoité rôle de super ingénieur de projet de grande envergure magistral.
C’est ainsi que la moitié des équipes ont défilé en grande devant le très chic jury, décrivant leur super projet « très exceptionnel », projet qui « supporte [les spécifications] en masse ». Des solutions proposant de « L’ultime lecteur » DVD aux systèmes de stockage de données qui « sont d’une très grande excellence », on ne savait plus où donner de la tête submergé de tellement tant de super solutions les plus meilleures du monde.
La très grande et excellente confiance de certaines équipes envers les produits sur le marché ne fait plus de doute. C’est ainsi qu’on a aussi appris qu’on peut se fier totalement au logiciel d’une compagnie parce que « le logiciel doit être bon, sinon ils ne le vendraient pas! »
Des présentations qui se veulent un peu plus mieux que ce qu’il serait possible de s’attendre à la suite du second rapport. Mais…
Un bon conseil à tous ceux qui ont des présentations du genre à faire... le but, ce n’est pas de dire au client que le produit est bon... c’est de le convaincre qu’il l’est. De me le dire, « it’s hardly enough ». Et, de grâce, évitez le sur excès abondant de très gros méga-superlatifs.