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April 24, 2007

C’est la fin d’un beau rêve...

...un beau rêve qui n’aura duré que quelques années.

Et oui! Aujourd’hui, je fais enfin le dépôt initial de mon mémoire de maîtrise dans l’idée de recevoir, éventuellement (au sens nord américain) le titre de maître kretsch. Ce sera bien mérité!

Mais oui, imaginez-vous donc que l’imprimante, dite « la salope », m’en fait voir de toutes les couleurs. Logique, « c’est une imprimante couleur » me direz-vous. Quand ce n’est pas un paper jam qui requiert l’ouverture au hasard d’un des milliers de panneaux sur l’imprimante, elle manque de papier ou elle décide simplement de prendre une pause parce que madame, la salope, trouve que la pile de feuilles qu’elle doit supporter est trop grosse.

J’aimerais, d’ailleurs, bien parler à l’ingénieur qui a décidé qu’on pourrait mettre 1000 pages dans les trays de la machine, mais a conçu la sortie pour accepter au plus 150 pages. C’est un peu comme mettre un réservoir de 1000 litres sur une cuvette de toilette de 3.78 litres. Si la cuvette ne se vide pas assez vite pour une raison ou une autre, je vous garantis que ça va chier.

J’ai aussi été très gentil. J’ai eu la gentillesse d’imprimer d’abord une seule copie (pour la vérifier et voir si tout été correcte) avant d’en faire quatre autres. Cet élan de générosité a bien sûr permis à quelqu’un d’imprimer sa thèse entre mes copies. Charmant! Bien entendu, cette personne n’a pas pensée vérifier s’il y avait assez de papier ou de toner dans l’imprimante. Une chance, mestre kretsch y avait pensé. Hey, une chance hein!

Une chance pour la dite personne qu’une seule copie de la dite thèse devait être imprimée parce que la dite personne aurait reçu le même titre que la dite imprimante, dite la ... *missing reel*. (La gestion des imprimantes au COPL mérite une autre entrée de blog).

Alors voilà, je vous quitte sur ce... je vais aller me battre pour faire relier mon truc. :D

YES! :D

April 15, 2007

Fin de semaine « musicale »

Encore une fois, la fin de semaine fut bien chargée! Cette fois, une fin de semaine musicale au domaine Forget, à St-Iréné dans Charlevoix, avec l’orchestre d’harmonie des chutes. Une fin de semaine qui devait être une fin de semaine de répétitions intensives a pris une couleur particulière... laissez-moi vous présenter les highlights de l’horaire de la fin de semaine (approximatif – de mémoire – bref, tout croche) :

Jour 1:
5h45 – Levé pénible du corps et déjeuner
6h20 – Départ dans la suisse-mobile (merci au chaud-feur).
8h30 – Arrivé au domaine Forget.
8h35 – Rangement de toute la bouffe dans le frigo
8h45 – Consolidation de toute la bouffe dans le mini-frigo pour que tout rentre
8h50 – Réaménagement du nano-frigo pour y faire fitter la bouffe de notre 3ième compagnon de chambre.
9h00 – Musique
10h30 – Pause pour faire du café et finir de déjeuner
11h00 – Musique
11h45 – Préparation du dîner et dîner sur la terrasse
13h45 – Musique
14h45 – Pause pour faire du café et digérer
15h00 – Musique
16h15 – Pause pour faire du café
16h30 – Musique
17h30 – Préparation du souper
19h30 – Souper (jusqu’à 22h30 environ)
22h30 – Digestion

Jour 2 :
7h00 – Levé (moins pénible) du corps
8h00 – Déjeuner
9h00 – Musique
10h30 – Pause café, préparation du dîner
10h45 – Musique
11h45 – Dîner
13h45 – Annulation du reste des activités
13h45 et 5 secondes – Suite du dîner.
14h30 – Départ.


Ceci peut se résumer en 435 minutes dédiées à la musique, 745 minutes dédiées à l’alimentation. Bravo. Il ne fait plus aucun doute, nous sommes une vrai gang de gourmand! (Des tuyaux, quoi!)

Cela dit, la fin de semaine fut fort agréable. Le temps était magnifique samedi et nous a même permis de dîner sur la terrasse, avec pizza, quiche et émincé au curry. Le tout avec un excès de crudité, vin et apéritif. Excès de vin ayant donné lieu à quelques passages aux doigts mous en après-midi. Vous savez, la musique, ça se joue mieux à jeun... surtout la musique d’ensemble où on peut pas jouer n’importe quoi ;)

Certains ont préféré profiter de la très excellente cafétéria du domaine Forget. De notre côté, ayant subit la furie de leur « chef » l’an passé, nous avons préféré passer notre tour. C’est peut-être pour ça que ceux qui ont fait appel à ce service ont plutôt sombré dans l’abus de boisson, histoire de se rincer le gorgotton et oublier ces difficiles (et inutilement dispendieux) repas. Vous savez que les gens sont en mode beuverie quand l’objectif de la soirée est de remplir les cadres de fenêtre d’un chalet de corps mort.

Objectif réussi! Pour citer la chanteuse du groupe kaléidoscope (une chorale présente au domaine pour un enregistrement – je crois, enfin, c’est sans importance) que j’ai croisée ce matin « mais c’est qui cette bande d’ivrognes là? » Vous méritez bien votre étiquette :)

En terminant, j’aimerais remercier tous ceux qui ont démontré un talent supérieur au mien en cuisine et qui nous ont permis de nous bourrer la face toute la fin de semaine. J’aimerais aussi remercier Dany et Antony pour avoir fait la vaisselle pendant qu’on faisait semblant de faire de la musique (le pire étant Pascal, partie faire une sieste dans son studio). Finalement, merci à celui qui à lancé un « winter snowstorm scare » alors qu’il n’y avait même pas de risque potentiel de tempête avant un bon 12 heures, écourtant ainsi la fin de semaine de musique (fort heureusement, aucun repas de fut affecté – ouff!).

April 12, 2007

Ultime présentation

Aujourd’hui, dans le cadre de l’excellent cours de design, les équipes d’exceptionnels futurs ingénieurs d’une qualité exceptionnelle ont présenté au très magnanime client (Pierre, Simon et moi) leur magnifique conception de concepts de projets d’écran géant renversant et hors de ce monde.

Dans ces excellentes quatre heures d’usage très abondant des plus meilleurs superlatifs de ce monde, nos plus qu’excellentes équipes ont joué aux vendeurs de balayeuses alors qu’on leur demandait de jouer le très convoité rôle de super ingénieur de projet de grande envergure magistral.

C’est ainsi que la moitié des équipes ont défilé en grande devant le très chic jury, décrivant leur super projet « très exceptionnel », projet qui « supporte [les spécifications] en masse ». Des solutions proposant de « L’ultime lecteur » DVD aux systèmes de stockage de données qui « sont d’une très grande excellence », on ne savait plus où donner de la tête submergé de tellement tant de super solutions les plus meilleures du monde.

La très grande et excellente confiance de certaines équipes envers les produits sur le marché ne fait plus de doute. C’est ainsi qu’on a aussi appris qu’on peut se fier totalement au logiciel d’une compagnie parce que « le logiciel doit être bon, sinon ils ne le vendraient pas! »

Des présentations qui se veulent un peu plus mieux que ce qu’il serait possible de s’attendre à la suite du second rapport. Mais…

Un bon conseil à tous ceux qui ont des présentations du genre à faire... le but, ce n’est pas de dire au client que le produit est bon... c’est de le convaincre qu’il l’est. De me le dire, « it’s hardly enough ». Et, de grâce, évitez le sur excès abondant de très gros méga-superlatifs.

April 02, 2007

Cent génies

Bon, pas tout à fait 100, mais presque; c’est le nombre d’étudiants en génie qui ont fait, ce matin, leur examen individuel dans le cours d’éléments de design. Le concept est simple... dans le cadre du cours, ils ont à faire en équipe le design papier d’un système et, vers la fin de la sessions, maintenant, on leur fait faire de manière individuelle un test sur des aspects techniques simple mais essentiel du projet ainsi que sur la méthodologie de réalisation du projet enseigné dans le cours.

Bref, on est en présente d’un examen qui est environ à 50% un examen technique en génie électrique/informatique/logiciel. Je crois que pas mal tout le monde, même les moins éveillés que vous croiserez, s’attendrait à avoir des calculs à faire dans un examen technique en génie. Si on prend en plus en considération le nombre de calculs de toute sorte qu’ils ont eu à faire au cours de la session, la question ne se pose même pas!

Bien, ceci étant dit, j’aimerais que quelqu’un m’explique alors pourquoi la moitié du monde est arrivé là sans calculatrice. Pire encore... qu’est-ce qu’un étudiant en génie fait à l’université sans calculatrice dans son sac? Ils font quoi de leur journée? Pelleter des nuages? Si on considère que le métier d’ingénieur consiste en gros à régler des problèmes en faisant des calculs et que le métier d’étudiant en génie consiste à se petter la geule suffisamment souvent sur ces calculs pour apprendre à éviter de les faire, de ne pas se présenter avec une calculatrice dans un tel examen est déjà honteux en soit.

Mais, maintenant, on peut se questionner à savoir qu’est-ce qui est plus honteux : de ne pas avoir sa calculatrice ou d’en avoir absolument besoin?

On s’entend que calculer 1920 fois 1080 fois 3, ça peut quand même assez bien se faire sans calculatrice. Avec environ 3-4 calculs de ce niveau de difficulté, dans divisions… je me demande si c’est vraiment justifié de déranger tout le groupe pour savoir si quelqu’un à une calculatrice à prêter.

Je vous fais grâce des yeux auxquels j’ai eu droit en disant que je pouvais leur prêter une calculatrice RPN. « Mais oui, vous savez, un calculatrice à notation polonaise inverse! »
C’était un cas perdu; ils ne savent même pas c’est quoi et pourtant, c’était l’outil de calcul de tout étudiant en génie dans mon temps.

Je me sens vieux. Mais au moins, je ne leur ai pas offert la règle à calculer que j’ai dans mon sac!