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March 27, 2007

La foirée des élections

Hier était jour d’élection générale dans la province de Québec. Bon, je vous le dis tout de suite, je vais m’abstenir de commenter et d’analyser ladite élection. D’abord, il n’y a vraiment pas grand-chose à en dire ni à en retirer. Aussi, je crois que tout le monde sera de mon avis que, pour les prochaines semaines, on va se faire beurrer épais d’analyse et de commentaires de la part des journalistes de ce monde. Alors, je vous épargnerai ce calvaire tout en disant que je qualifie cette élection et ses résultats d’étranges.

Mais justement, parlant de mes amis les journalistes, je les félicite pour leur excellent travail. Ceux que je voudrais [insérer antonyme de « féliciter » ici accentué par des injures gratuites et blessantes] sont leurs patrons qui ont eu la brillante idée d’organiser des émissions spéciales leur demandant de commenter les résultats de votes. Cette folie des émissions spéciales du type « J’ai rien à dire alors je radote », ça commence à bien faire. Je trouve ça presque triste après que ce soit les journalistes qui passe pour des fous!

C’est ainsi que, hier soir à la radio de Radio Canada, j’ai entendu quelque chose du genre « Et, à la grande surprise de tous et contre toute attente, le PQ est en avance […] dans la circonscription X, bastion libéral depuis 1980. [...] ». Bon, jusqu’à là, pris hors contexte, ça passe bien.

Mais ne faisons pas comme d’autre et mettons les choses en contexte. Je disais donc que j’écoutais la radio de Radio Canada vers 20h03; c’est-à-dire 3 minutes après la fermeture des bureaux de scrutation. On s’entend qu’il est déjà un peu ridicule de faire la liste des circonscriptions et, par-dessus le marcher, tirer des conclusions et faire des observations du genre alors que seulement une petite fraction des bulletins de vote ont pu être compté à ce moment. Mais relisons donc ce que j’ai entendu (ce n’est pas exactement ça, vous connaissez ma mémoire légendaire, mais c’était dans ces grandes lignes), sans omission stratégique cette fois...

« Et, à la grande surprise de tous et contre toute attente, le PQ est en avance avec une majorité de 5 voix dans la circonscription X, bastion libéral depuis 1980. Ici, personne ne s’emblait s’attendre à ça et tout le monde est très surpris de ce résultat rappelant au PLQ qu’ils ont des devoirs à faire. »

Mais. Wow. Dire des choses pareilles 3 minutes après la fermeture des bureaux de vote et pour souligner une avance de 5 voix.

Je dois lever mon chapeau à celui qui a décidé que c’était une bonne idée de parler des résultats alors qu’à toute fin pratique, il n’y en a pas! À celui qui à décidé de faire une émission spéciale sur les résultats dès 20h00.

Pauvres journalistes, forcés dans une situation où ils doivent s’en sortir en disant des choses pareilles. Forcés à analyser des résultats non disponibles et certainement non concluants. Hier soir, j’aurai tout vu, mais j’aurai aussi tout entendu!

Toronto aller (-retour)

Être pilote est une profession lourde de responsabilité que je respecte énormément. Durant leur travail, que ce soit avant durant et même après leurs vols, les pilotes ont une quantité incroyable de décisions à prendre dont plusieurs pourraient avoir des conséquences dramatiques.

Bien que, depuis les 20-30 dernières années, les cieux de ce monde soient devenus de plus en plus sécuritaire à grands coups de procédures, règlements et évolutions technologiques, les dangers du vol en avions ne sont pas moins présents pour autant. Avant toute technologie, loi ou quelque règlement que ce soit, je suis d’avis que l’amélioration de la sécurité aérienne repose d’abord et avant tout sur les pilotes et leur formation. J’en ai, encore une fois, eu un bel exemple la semaine dernière.

Le vol en petit avion (je parle ici d’avions ayant une capacité de 2 à 6 passagers) nous ramène souvent aux principes fondamentaux du vol en avion. Avec peu ou pas d’équipement permettant de voler dans des conditions difficiles, il est particulièrement important pour le pilote d’avoir une compréhension profonde des conditions météorologiques et du comportement de son appareil pour déceler toute anomalie. En effet, plusieurs instruments améliorant la sécurité, qui sont maintenant à toute fin pratique standard sur les avions commerciaux, ne sont pas disponible sur les petits avions. On parle par exemple d’instruments comme les radars météo et anti-collision, les systèmes de dégivrage et même la redondance des systèmes mécaniques et électriques. Après tout, ces petits avions n’ont généralement qu’un seul moteur. On peut difficilement dire que les quatre cylindres du moteur sont redondants! Je m’amuse à comparer le vol en petit avion à se promener sur l’autoroute de la Capitale (Félix-Leclerc ou what ever son vrai nom) dans le coin de Pierre-Bertrant dans un cart sous-motorisé (ou en Aspire, c’est pareil).

Il est donc important pour le pilote de tout type d’avion, mais particulièrement de petits avions, de surveiller la progression des phénomènes météorologiques avant et durant son vol pour s’assurer qu’il ne mènera pas son avion dans des conditions. Il s’agit là d’une responsabilité lourde de conséquences.

La semaine dernière, j’ai eu la chance de faire un vol magnifique avec Nicolas; un vol de Québec à Toronto avec escales à Saint-Hubert et Kingston. Avec le vent de face, notre vitesse par rapport au sol était d’environ 90 nœuds, soit 167 km/h. C’est très lent pour ce type d’avion, un Piper 28.

À notre arrivé à Toronto, les conditions de vol étaient loin d’être idéales. Malgré la vérification en profondeur des conditions météo, on peut parfois avoir des surprises. Ce temps-ci de l’année, c’est particulièrement vrai; Avec l’arrivé du printemps, bien que ce soit déjà le cas depuis la fin de l’automne si vous voulez mon avis, nous sommes entre deux masses d’air ce qui fait que la météo peut changer très rapidement. Bon, d’être pris entre deux masses d’air c’est mieux que d’être pris entre deux mazdas vous me direz, mais ça peut faire des surprises comme ça été notre cas à Toronto où, contre l’attente de tout le monde, les systèmes météo ont glissé plus au sud et plus rapidement que prévu. C’est ainsi que nous sommes arrivé à Toronto sous la pluie avec des risques de givrage partout dans la région. Ce sont des conditions potentiellement très dangereuses pour un petit avion comme le Piper PA-28 qui n’est pas équipé pour voler dans des conditions de vol aux instruments et des conditions givrantes.

C’est ainsi qu’après une longue discussion avec les experts en météo du centre d’information de vol, Nicolas a dû prendre la décision qu’il n’était pas sécuritaire de reprendre les airs. C’était là définitivement la bonne décision étant donné les conditions du vol parce qu’en effet, il n’y a pas de risque à prendre. La vie est déjà trop courte pour faire tout ce qu’on voudrait faire... alors pourquoi faire des efforts pour tenter de la raccourcir davantage !? Lors de ces évènements, j’ai encore une fois été en mesure de constater l’impact de la formation sur les décisions que prennent les pilotes. Visiblement, les élèves pilotes écoutent ce qu’on leur dit et je suis d’avis que sans cette formation axée sur la prévention et la sécurité, il y aurait beaucoup plus d’incidents et même d’accidents.

Après tout, il n’est pas toujours facile d’évaluer les risques associés aux conditions météorologiques, surtout pour les pilotes en formation qui n’ont que peu d’expérience. Malgré cette expérience limitée, limite dont la plupart d’entre eux sont très conscient, le processus décisionnel repose entièrement sur leurs épaules. Certes, ils ont des outils à leur dispositions pour les aider, mais la décision leur revient toujours et ils sont très conscient des conséquences qu’une mauvaise décision pourrait impliquer. Chapeau à eux pour le sérieux avec lequel ils font face à ces décisions difficiles et pour le calme qu’ils gardent devant une telle pression.

Une chose est certaine, avec Nicolas aux commandes, on peut être assuré de ne pas se retrouver dans une situation difficile. Il a démontré un jugement exemplaire et lorsque j’embarquerai dans l’avion avec lui, je n’aurai jamais aucun doute quant à ma sécurité ou même mon confort. Beaucoup de mérite revient à ses instructeurs et collègues, je pense entre autres à Marie-Claire, Jannick, Hugo, Brigitte et même Sylvain d’Air Canada Jazz dont j’entends presque la voix dans ma tête, mais encore plus de mérite revient à Nicolas pour les avoirs écoutés et en avoir tiré des leçons.

C’est ainsi que nous sommes revenu de Toronto en avion, certes, mais à 470 nœuds cette fois et à 36 milles pieds, avec une expérience formatrice de plus et, surtout, une bonne leçon.

March 13, 2007

Ah ces journalistes!

La nouvelle est tombée hier, lundi le 12 mars de l'an de grâce 2007. L'Union Européenne demande à l'Allemagne de revoir les limites de vitesse sur les « Autobahns » dans un effort de réduire la pollution que cela engendre. Bon on s'entend tous là dessus... une Porche qui roule à 80 km/h pollue beaucoup moins qu'une porche qui roule à 230 km/h. Mais entendons-nous aussi là dessus... un Proche qui roule à 80 km/h c'est pas mal moins le fun qu'une Porche qui roule à 230 km/h. Bon plaisir à part, ce n'est pas une mauvaise idée et cette requête mérite définitivement un temps de réflexion.

Là où toute cette histoire accroche, c'est plutôt sur la présentation qu'en ont faite nos amis journaliste de Radio Canada. On nous raconte que l'Allemagne a déjà fait des efforts pour réduire la vitesse sur les Autobahns suite à Kyoto et pour réduire la pollution et bla bla bla. On cite même en exemple l'Autobahn en approche de Stuttgart ou on aurait déjà limité la vitesse à 120 km/h. Pour moi, il y avait un journaliste qui a passé là récemment et s'est senti obligé de raconter son expérience... sans fondement.

Turns out que l'Autobahn entre Karlsruhe et Stuttgart et celle que j'ai emprunter le plus souvent en Allemagne. Il y a 20 ans déjà, la limite de vitesse, à l'approche de Stuttgart, était de 120 km/h. Plus encore, les limites de vitesse sont variables sur cette Autobahn au gré des conditions de route et météo. Certains tronçons, par beau temps, n'ont pas de limite de vitesse. Lors que les conditions sont moins favorables, l'affichage change et la vitesse peut passer de 150 km/h à 120 km/h, à 100 km/h et même à 80 km/h! Ces efforts ont été faits, il y a déjà plus d'une décennie avant le protocole de Kyoto et au tout début de toutes ces discussions sur le réchauffement de la planète, dans le but de réduire le nombre d'accidents sur un des tronçons les plus meurtrier d'Allemagne. Il s'agit d'un coin où les conditions de routes peuvent se détériorer rapidement et où il y a beaucoup de trafic. Cette limitation n'est ni récente, ni faite dans un souci environnemental, mais bien de sécurité.

Il est vrai que dans certain secteur, des limites de vitesse sont été imposées pour diminuer la pollution. Le type de pollution visée est, bien sûr, la pollution sonore dans les zones résidentielle et, en second lieu, le smog dans les villes fortement touchées par ce problème. On est encore loin de Kyoto et des fameuses tonnes de gaz à effet de serre!

Merci aux journaliste de Radio Canada qui, comme très souvent, aime s'inventer des histoires pour épicer leurs nouvelles. Chapeau à la rigueur journalistique!

March 06, 2007

Voilà!

Les photos du Nouveau Mexique et Cie. sont enfin en ligne pour votre plus grand plaisir de tous. Pour ce qui est des commentaires décrivant chacune des quelques 200 photos, vous aller devoir être patient. Probablement même très patient. Extrêmement patient. Voire même infiniment patient.

Bon, soyons clair sur une chose... la majorité des photos n'ont pas vraiment besoin de descriptions. Où ai-je vraiment besoin de vous décrire un désert? Bon ok ok, je vais vous aider un peu. Si c'est plat, avec fort probablement des montagnes ou des collines au loin, sec, avec de l'herbe morte, c'est probablement un désert. Si c'est plein de couleur, alors c'est le "Painted Desert" (duh!). Si vous voyez un oiseau bizarre que vous ne connaissez pas, c'est probablement un Road Runner. Oui, le blanc c'est vraiment de la neige. Le grand trou dans le milieu du désert, c'est le grand canyon et le grand pont un peu rond qui bloque complètement la vallée du grand canyon (ce qu'on appelle généralement un barrage) c'est le Hoover Dam. Les plantes avec des épines au lieu de feuilles c'est des cactus. Si il y a de la couleur dessus c'est qu'ils sont soit en fleur ou encore ont des fruits. Enfin, la ville qui ne ressemble à rien, c'est Las Vegas.

Bref, si vous voulez une meilleure descriptions des dites photos, il me fera grand plaisir de m'installer à vos côté et de vous les expliquer en personne une à une.

D'ici là, je vous invite à regarder les quelques 200 moins pire de mes 1400 photos. Moins pire parce que je suis malheureusement affecté du syndrome du photographe qui plus il regarde ses photos, plus il les déteste. C'est une vraie maladie! Plus on les regarde, plus on voit ressortir les défauts. Quel dommage. Mais je suis certain que vous les apprécierez :)

http://gallery.geogob.net/v/voyages/santafe07

Ces choses qu'on oublie

Il y a beaucoup de chose que l'on ne fait pas assez souvent dans la vie, des choses qui sont pourtant magnifiques et fort agréables. Les beautés et la tranquillité de la nature sont justes à nos portes. Pourquoi alors ne pas en profiter plus souvent? Aurions-nous oublié le plaisir simple de ces choses, empoisonné par notre télé et autres maux de notre société moderne?

Vendredi soir c'était pratiquement la pleine lune. Avec un ciel dégagé (du moins là où moi j'étais) et une belle petite neige qui venait de tomber, c'était le temps idéal pour aller faire une petite promenade en forêt. C'est ainsi que je suis allé avec Virginie dans un coin près de chez elle qu'elle n'avait pas encore eu la chance de découvrir.

En s'y rendant, et même rendu sur les lieux, je ne me doutais pas du spectacle qui allait s'offrir nous. Pourtant, très vite j'ai remarqué la lumière argentée de la pleine lune.

Mais ce n'est qu'une fois dans la forêt que le vrai spectacle s'est offert à nos yeux. Avec la lumière de la lune et le frais manteau de neige recouvrant les arbres, la forêt s'est transformée en quelque chose de magique. Un monde merveilleux de calme et de beauté. Un monde dans lequel on pourrait croire que les arbres sont vivent et essaient de nous parler à travers le vent qui souffle dans leur cime.

Pourtant, ces lieux si merveilleux étaient totalement déserts. Où étaient les gens du coin en ce magnifique vendredi soir, chaud et confortable? Devant le match de hockey peut-être? Peut importe la raison, ils ont manqué une très belle occasion de vivre et redécouvrir les beautés de la nature à deux pas de chez eux.

Peut-être ont-il simplement oublié ces choses et n'y ont pas pensé. J'espère que vous y penserais aussi à l'avenir!

kah-oh!

D'être forcé au lit et au repos par la maladie n'a rien de très glorieux et agréable. Mais, dit-on toujours, dans la vie il faut savoir trouver du bon dans tout. C'est ainsi que j'ai pu faire des choses que je n'aurais jamais espéré faire autrement, tel que dormir 30 heures ou encore finir de classé mes photos du voyages au Nouveau Mexique, Arizona, Nevada.

Je suis présentement en train de faire la tâche longue et pénible de télécharger les dites quelques 200 photos vers mon site web. Bientôt elles seront en ligne dans ma galerie pour le plaisir infini de tous.