Ze moving
N'ayant jamais déménagé moi-même (à 3 ans, ça ne compte pas), j'ai, en toute honnêteté, quelques scrupules à me prononcer sur l'efficacité, la facilité et le succès de ce genre d'opération. Malgré cela, j'ai quand même participé à plusieurs déménagements dans le passé et goûté a Ô combien de récit de déménagements à saveur diverses! Je ne crois pas être trop dans l'erreur en disant que le déménagement de Virginie est l'un des plus facile et agréable auquel j'ai eu la chance de participer (d'ailleurs, selon ce qu'on me dit, ça fait contraste avec le turquoise du passé o_0). Plusieurs facteurs clefs ont permis ceci. L'excellente compagnie y est certainement pour quelque chose! La qualité de boîtes faites d'avance certainement aussi (merci Virgie :P )... Mais il y a plus encore.
Il y a un vieux principe qui dit que pour déménager à quelque part, il faut d'abord s'y rendre. Ça l'air assez basic dit comme ça, mais lorsque vous déménagez à 260 km de distance, ce l'est un peu moins. Ce l'est encore moins lorsque vous devez faire la majorité de ces 260 km à travers le parc des Laurentides, pour ne pas dire un cauchemar. En fait, c'est ce que la plupart de gens penseraient. Moi, étant totallemand [huhu] anormal, la traversé du parc est quelque chose que j'adore faire et, pour être plus précis, la traversée par la route 169. Pour les moins connaisseurs du coin, la route 175 est celle qui part de Stoneham et se rend jusqu'à Chicoutimi et la 169 part de la 175, environ 40 km au nord de l'étape, pour se rendre vers le Lac St-Jean (Héberville, Alma, Roberval et cie.).
Voyez la carte pour vous aider...
Sans l'ombre d'un doute dans mon esprit, je préfère, et de loin, la route 169 à la 175. Pour moi, c'est un peu comme comparer un petit café sympa à un Tim Horton ou comme comparer un voyage de découverte hors sentiers touristiques avec un deux semaines tout inclus sur la plage à Caillot Dans L'Coco ou à Rivière à Maya L'Abeille.
Pourtant, plusieurs vous dirons que la 169 est horrible: Mal déneigée, peu de voies de dépassement, plus accidentée et plus de courbes serrées. Je dois leur donner raison. Par contre, la route 169 a beaucoup moins de trafic que la 175. C'est déjà un plus quant à moi. Aussi les paysages y sont tellement plus beaux. Et, malgré tout, les conditions ne sont jamais si mauvaises que on le prétend. Comme sur toutes les routes, autant en hivers qu'en été, il faut adapter sa conduite aux conditions rencontrées. C'est un minimum suffisant pour faire de la traversée par la 169 un charme et un plâsir (:p) à chaque fois dans mon cas.
Parlant de conditions routières, je me dois de faire une parenthèse pour vous donner quelques définitions (et interprétations) personnelles... Ça va peut-être éclairer Franco un peu sur mon point de vue qui l'a bien fait rigoler à l'aller dans le camion! Pour moi, une route recouverte de neige est une route avec une mince couche de neige durcie sur la majorité de sa surface. Selon ce qui se trouve sous cette neige (route ou glace), les conditions de conduite peuvent varier énormément dans ce cas. Une route enneigée, toujours selon moi (dans le petit dictionnaire de la langue "on sait plus laquelle" kretsch), est une route avec 1 pied de neige et un conducteur qui sacre derrière le volant. Voilà, maintenant vous savez que si je vous dis que une route est belle et qu'elle est seulement un peu recouverte de neige, ça ne veut pas dire la même chose que enneigée pour moi. Dit plus simplement, ce n'est qu'une question de gradation. Sur l'échelle de 1 à 10 de la chiantise de la route. Enneigé c'est 8 et recouvert de neige c'est entre 2 et 5 selon la couche fond. Pour guider ce pauvre François dans tout ça, je dirais que la traversée de samedi matin était un 2 fort. Loin des 7 ou 8 auxquels je fais normalement face dans le parc et qui ne m'amusent pas moins pour autant.
Ah! Mais parlons en de cette traversée! Il s'agissait bien d'une nouvelle expérience pour votre humble serviteur... l'expérience du "cube de 16 pieds avec un moteur diesel de 7.3 litre à travers le parc au mois de janvier à -20°C qui fait 3 km au litre de diesel". Et bien, vous ne le croirez pas, mais il s'agit là des deux traversées (l'aller et le retour le lendemain) les plus facile que j'ai fait à travers le parc des Laurentides depuis longtemps. À l'aller la route était relativement belle (un 2 fort) et au retour elle était idéale. Le spectacle était très varié aussi. À l'aller, une vue magnifique sur le parc, merci à la hauteur du camion permettant de voir par dessus les congères, et, au retour, un ciel étoilé comme je n'en avais pas vu depuis des années. D'ailleurs, le retour seul de nuit fut très zen... une fois sur la grande route. Avant, c'était plus une bataille folle pour faire démarrer le moteur, trouve une station qui vend du diesel avec autre chose que le putain de "speed pass", faire le plein de diesel à -22°C avec un osti de pompe qui déclanche tout le temps, même avec le débit au minimum. Puis viens le temps de laver les fenêtres et les miroirs avant de prendre la route. Je vous jure que le liquide lave vitre, à ces températures là, ça vaut de la merde... surtout pour laver les rétroviseurs. Suggestion du jour: essayez autre chose. Oh! Ils vont être propre, je vous le dis... mais la couche de glace qui les recouvrira sera aussi très propre (et opaque). Oui, je suis d'accord avec vous, je crois qu'on peut mettre ceci dans la série longue "bravo kretsch".
Pour revenir à l'histoire principale, le déménagement de cette très chère Virginie a débuté tôt le matin par un camion aux portes gelées... rien qui peut vraiment arrêter le clan Kretschmer, ingénieurs aguerris, même un samedi matin à 8h. Après ce léger intermède, vint le stationnement en parallèle du truck entre deux blocs de condos. Le mérite ne me revient pas, mais il revient bien à toute l'équipe de guide qui m'ont crié des insanités inaudibles dans les 2-way radios (finalement, c'est vraiment de la cochonnerie ces trucs là). Sans eux (mes guides - aka. "les yeux dans l'derrière d'la boîte du truck"), Budget aurait sûrement déposé une hypothèque légale pour la réparation impayée de la peinture sur le camion ;)
L'étape deux fut un arrêt sur la 8ième rue dans un endroit où le stationnement du camion aurait été, a priori, tout sauf une partie de plaisir. Heureusement, le départ prématuré du "gros bateau" et le positionnement stratégique du bolide de François ont permis un positionnement optimal du camion pour avoir les branches d'arbre dans la face tout le long du déménagement.
Enfin, l'arrêt final à Québec s'est terminé par un très bon (et bienvenu) café et d'excellents sandwichs au thon. L'hospitalité d'Éric et Val reste inébranlable, même un samedi matin quand on vient leur dévaliser un divan et faire une tentative de vol qualifié du Frigibière! Et c'est sur cette note gastronomique que le départ pour Alma s'est fait dans la bonne humeur.
Sur place, l'état de l'appartement étant déconcertant... il n'y avait pratiquement pas de ménage à faire. Pour un nouvel appartement, dans mon expérience, c'est du jamais vu. Un grand merci à Luc (ex-locataire des lieux) qui, dans un excès de zèle ou de conscience, a fait le grand ménage en quittant. Il n'aura fort probablement jamais ce message, mais voilà... Il aura eu ses remerciements officiels on the Interweb.
À Alma, ayant étendu l'opération sur 24 heures, le déchargement s'est fait rondement et le tout fût très agréable. Bien entendu, bière, pizza, sommeil et gros déjeuner cochon au café du bleuet (ou what ever le nom est que je n'arrive pas à me rentrer dans la tête). Encore une fois, les filles du Lac (et du Saguenay aussi) remportent la palme pour leur charme et leur accent à faire craquer. ;) Ceci dit, je n'en parlerai pas plus, ce petit café mérite une entrée en soi dans ce blog. Qui sait! Peut-être que grâce à ma bonne parole les gens de Québec de passage voudront tous s'arrêter là pour prendre un café et un bon déjeuner!
Enfin, toute la fin de semaine c'est super bien déroulée jusqu'aux premières tentatives de démarrage du camion. Mais ce n'est qu'un mal pour un bien puisque ça m'a permis de jaser encore un peu plus longtemps avec notre nouvelle almatoise préférée bien installée dans son nouvel appartement. C'est étrange, mais en étant là, le samedi soir, j'avais l'étrange impression que c'est comme si ça avait été l'appartement de Virginie depuis toujours. Comme si elle avait toujours été là, dans cet appartement et que c'était chez elle et qu'on était juste en visite. J'imagine que c'est un bon signe :)
Au cours de la semaine, j'ajouterai une note sur ce fameux petit café d'Alma (en espérant me rappeler du nom d'ici là) et une visite en photo des lieux. Les conditions hivernales étaient magnifiques et plusieurs belles photos vont avoir la chance de se retrouver dans ma galerie. Soon™.
Comments
...! Je vas t'en faire un, "pauvre Francois"! Tu sauras que mon chum fait pas pitié... Aussi, la 169, elle suce, peu importe les opinions que toi, chauffeur d'autobahn génétique et fumeur de crack en pense..! 6/10! Menfin. Et le resto, c'est la Boite à Bleuets, et on y retourne dimanche, bruncher avec les almatoises, là-là..!
Mel-LaPoc/Qc: 3/10
Posted by: Malanie | January 17, 2007 10:29 PM
Oh là là, la traversé a été difficile? :P Je t'offre mes services de chauffeur calme et serein quand tu veux pour aller à Alma ;)
Chauffeur d'autobahn génétique. Il va falloir que je me rappel de celle-là! Merci pour le nom de l'endroit. Je m'en suis rappelé finalement, environ 30 minutes après avoir écrit ce post. Je suis juste trop paresseux pour aller le corriger. De toute façon, je suis justement en train de finir un post à ce sujet.
Posted by: kretsch | January 17, 2007 11:01 PM