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January 25, 2007

Une autre journée...

... de douze heures de travail (bon, ok... entrecoupée de quelques discussions de couloir, va-et-vient entre mon bureau et la machine à café et d'atteinte à la productivité fonctionnarienne de Franco) est terminée.

Après un régime de plusieurs semaines avec des journées de 9 à minuit, bon avec des long dîners, certe, je suis surpris de ne pas être plus épuisé. Voilà une belle démonstration qu'il est possible de travailler fort tout en étant heureux dans la vie et en être fatigué. Lorsque le travail devient "du travail" et n'est plus un jeu, un passe temps, c'est là qu'il devient vraiment fatigant autant pour l'esprit que pour le corps.

À demain, pour un autre douze heures! ;)

January 23, 2007

Un peu de changement peut faire des miracles!

Je ne pouvais pas passer à côté de cette dernière de Wulffmorgenthaler...

Voir l'image originale

Satire (comme dans satire vers le ridicule)

Parfois on tombe sur des choses tellement surréalistes qu’on se demande s’il s’agit vraiment de quelque chose de vrai ou s’il s’agit de satire dans sa forme la plus pure. À mi-chemin entre une création d’une imagination tordue et la réalisation poussé par un esprit en folie taché d’un humour un peu noir, on découvre parfois un monde qui aurait dû rester couvert...

C’est sur ces paroles que je vous invite à découvrir à votre tour ma découverte de la journée : le Heart Attack Grill.

Oui, vous avez bien lu; il s’agit bien d’un restaurent portent le nom Heart Attack Grill. Spécialité : Burgers démesurés, frites bien grasses, grosse bières, cigarettes et, bien entendu, infirmières sexy pour vous apporter votre « Double Bypass Burger » (littéralement : Le burger du pontage double). En prime, commandez un « Triple Bypass Burger » ou un « Quadruple Bypass Burger » et obtenez le service de raccompagnement jusqu’à votre auto en chaise roulante avec une charmante « infirmière » sexy.

Comment!? Pardon? Vous ne me croyez pas? Jetez donc un coup d’oeil au site web du resto et n'oubliez surtout pas d'aller voir la note légale au sujet de leurs « infirmières » :

http://www.heartattackgrill.com/

Heart Attack Grill : Taste... worth dying for.

January 17, 2007

Une initiative notable

Vous l'aurez sûrement remarqué, ces temps-ci je vous parles beaucoup des régions du Québec et, plus précisément, de la région du Lac Saint-Jean. Ce n'est pas sans raison puisque, depuis quelques semaines, j'ai eu la chance de me rendre à plusieurs reprises dans ce coin et j'y ai fait plusieurs découvertes intéressantes, voire même fascinantes. L'une de ces découvertes est un organisme fondé par des jeunes pour les jeunes, et je crois qu'elle est digne de mention, mais laissez-moi d'abord vous expliquer pourquoi avant de vous la présenter.

Trop souvent, dans le discours de gens venant des régions du Québec, incluant le Saguenay et le Lac Saint-Jean, je retrouve une forme de défaitisme chronique. Pour une raison qui m'échappe totalement — peut-être est-ce mon éducation légèrement tachée de la mentalité allemande ou un manque de connaissance de la situation réelle de ces régions éloignées des centres urbains — on croirait que plusieurs personnes de ces régions sont résignées, ont baissé les bras et ont accepté que "ça ne marche pas" et "qu'il n'y a plus rien à faire". Bon, ce n'est certainement pas étranger au fait que la plupart des gens de ces régions que j'ai rencontrés, je les ai rencontrés ici, dans la ville de Québec et non dans leur région d'origine.

Mais pourquoi, dès que l'on discute du développement des régions, ces personnes se borgnent à chercher des problèmes plutôt que des solutions et des problèmes éventuels, sans aucune analyse poussée, à toute solution proposée. Comme si c'était plus facile de dire "ah! Ça ne marchera jamais" plutôt que de prendre le temps d'y penser et, peut-être, de se lancer à l'aventure... Et oui! C'est effectivement plus facile de rien faire que de faire quelque chose. Serait-ce une partie du problème? Est-ce dans l'éducation qu'on nous apprend à chercher comment un projet peut échouer plutôt que de regarder comment ce même projet pourrait être réalisé? C'est du pareil au même pensez-vous, mais non, pas du tout. C'est une question d'attitude, une question de la façon avec laquelle vous aborder le problème.

C'est ainsi que dans ces régions ayant un manque criant de diversité économique où tant de choses restent à faire, les projets et idées avancent très lentement. Mais quel gaspillage de potentiel! C'est un peu comme peinturer les murs d'un magnifique appartement gris neutre et blanc.

Heureusement, ce n'est pas tout le monde qui propage ces idées défaitistes, et c'est très rafraîchissant de rencontrer ces gens. Jusqu'alors peu de personnes venant du Lac ou du Saguenay m'ont vraiment vanté et vendu leur région de façon positive. Seul récemment, deux amis, tous deux retourné dans leur région, m'ont vendu leur coin de pays. Et force est de constater que ça fonctionne. Ils ont piqué ma curiosité. Ce nouvel intérêt n'est certainement pas étranger au fait que ces personnes, qui m'en ont parlé récemment, y retournes et que les autres qui m'ont parlé de leur région dans le passé sont venus ici et n'y retournent pas.

En étant là moi-même, dans ces régions, c'est un autre monde qui s'est ouvrert à moi. Des gens passionnés et fiers de leur région nous montre un tout autre visage de leur coin. Des gens qui travaillent fort pour aider le développement de leur milieu autant du point de vue culturel qu'économique ou social.

Un exemple magnifique de ce genre d'initiative est la Boîte à Bleuets, dans le centre d'Alma. La Boîte à Bleuets est un organisme fondé et opéré par des jeunes de la région qui cherche à attirer (et garder) des jeunes professionnels et entrepreneurs dans la région. Combiné avec le "Café sofa", l'organisme cherche aussi à créer un environnement social et culturel diversifié en présentant des spectacles et évènements divers visant les jeunes de la région. Mais quelle bonne idée! Vraiment... c'est con, mais il fallait y penser.

En plus, le café s'est aussi donné une vocation particulière, proposant une série de cafés équitables et de déjeuners santé. Voilà une autre excellente idée!

Malheureusement, dans notre société l'image perçue est très importante. Ce n'est pas différent ici. En visitant le forum du site web de La Boîte à Bleuets, on lit plusieurs discussions vives sur l'utilisation des subventions et sur l'orientation santé et équitables que le café s'est donné. Les qualificatifs "grano", "gauchiste" et même "communiste" font surface, sans fondement aucun. De la médisance dans sa forme la plus pure. Et même si c'était le cas, si cette initiative permet de garder quelques jeunes dans la région ou de les attirer, on ne peut s'y objecter. Comme toujours, beaucoup d'esprits faibles tempêtent sans raison sur des choses qu'ils ne savent pas ou ne comprennent pas...

Plusieurs critiquent l'initiative (sans proposer d'alternatives, bien entendu) par rapport à son utilité et son efficacité. Personnellement, je suis d'avis que la diversité culturelle et la qualité du milieu social sont primordiales pour attirer des jeunes des grands centres en région et pour les garder sur place. Il est fort probablement que cet organisme ne les rejoints pas, mais un organisme ne peut pas, ni n'a le mandat, de rejoindre tout le monde. Ce milieu est propice pour rejoindre les jeunes de la région, les regrouper et les aider à former un réseau social.

De plus, ils proposent un excellent menu santé que plusieurs qualifieront de "grano". Ceux qui me connaissent bien savent mon opinion des menus "santé", "grano" et "végé", d'où la célèbre réplique du "Bon, on va tu manger un gros steak..." au Commensal après avoir mangé une frugale salade m'ayant coûté 15$. Ce que l'on propose à la Boîte à Bleuet n'a rien à voir; c'est une autre ligue totalement. Des produits de qualité provenant des producteurs locaux, mettant encore une fois en valeur la région, vous sont proposés. Des fruits frais, du pain de la boulangerie artisanale locale et le tout accompagné de cafés équitables — s'ils sont bons, ces cafés, pourquoi pas! On y mange vraiment bien, je vous le promets.

En plus, le tout est dans un local bien tenu, avec une décoration soignée et de très bon goût. Un bel endroit très agréable. Je ne peux qu'imaginer la terrasse avec vue sur la petite décharge en été. Ça doit être super... l'hivers à -20, un peu moins ;) Au plafond, on voit même un magnifique canot fait de bois avec lequel je ne voudrais pas avoir à faire du portage!

Je crois que les artisans de la Boîte à Bleuets peuvent être fiers de leur travail. Ils ont réussi à faire un endroit où je retournerais tous les jours, malgré l'innombrable choix de café qui s'offre à moi à Québec. L'accueil, le local, le menu, l'ambiance... tant de raison de vouloir y retourner! C'est ainsi que je lève mon chapeau (et non mon chandail comme certains diraient) pour cette belle initiative et que je reste avec l'espoir de découvrir, un jour, les autres aspects de la Boîte à Bleuets que ce super Café Sofa.

Et en attendant, allez donc visiter leur site web et, lorsque vous serez de passage à Alma, prenez donc un peu de temps pour les encourager et découvrir ce qu'ils ont à vous offrir.

http://www.boiteableuets.com

Voilà le genre d’initiative locale dont les régions ont de besoin. Pas des idées semi-construites venant de la Capitale Nationale (ugh) ou de, God forbid, Montréal, l’autre Capitale Nationale, siège par intérim du gouvernement provincial.

January 16, 2007

Optique hivernale

Pour un chercheur en optique comme moi, il est parfois difficile de ne pas voir, partout autour de soi, toute sorte de phénomènes optiques. Les phénomènes atmosphériques sont souvent très intéressant sans trop être remarqué ou considéré.

L’exemple typique de phénomène optique atmosphérique est bien sûr l’arc-en-ciel. La formation des arcs-en-ciel est causée par une série de réflexions de la lumière à l’intérieur des gouttelettes d’eau. À chaque réflexion, chaque couleur est réfléchie à un angle légèrement différent. En bout de ligne, lorsque la lumière ressort de la gouttelette d’eau, chaque couleur sort à un angle différent, résultant en un arc-en-ciel.

Des phénomènes similaires se produisent aussi avec les cristaux de glace. Par contre, les formes géométriques et tailles de cristaux de glace étant très variés, on retrouve aussi une plus grande variété d’effets optiques pouvant survenir. Cette image présente quelques exemples d’effets optiques fréquemment observés ainsi que la forme des cristaux associée à chaque effet.

Voir l'image originale ici...


Lors de la visite de la ville d’Alma, le ciel était saturé de cristaux de glace due au haut taux d’humidité relative et au froid sibérien. Avec le soleil bien présent, il n’en fallait pas plus pour observer de tels phénomènes.


Sur ces images, en plus de voir mes gros doigts, on observe clairement un Halo à 22° et des « sun dogs » de chaque côté.

Je vous invite à visiter le site web de Lee Cowley portant sur les effets atmosphériques. Sur son site, vous trouverez des exemples magnifiques des beautés que la nature peut faire avec la lumière ainsi que de superbes explications sur la formation de ces phénomènes optiques. Vous verrez qu’il y a bien plus que les simples arcs-en-ciel!

http://www.atoptics.co.uk/

Voici un exemple magnifique de halo de glace provenant de son site montrant bien la complexité de ces effets.

Alma: Visions hivernales

Une petite promenade dans la ville d’Alma au mois de Janvier est une chance superbe de profiter des magnifiques paysages que l’hivers nous offre. Par une période de grand froids (on parle ici de l’ordre de –22°C), la ville se retrouve étouffée par un nuage de cristaux de glace causé par l’humidité provenant des deux décharges et de la proximité du Lac St-Jean.

Une visite de ma galerie vous présentera quelques paysages d’hivers et quelques belles images de la ville d’Alma à donner envie d’y retourner encore et encore pour en avoir encore plus. C’est bien là un des charmes des petites villes.

Allez donc voir ces quelques photos!

Wulffmorgenthaler

Ce matin, pour vous faire sourire, voici un petit clin d'oeil de Wulffmorgenthaler

Ze moving

N'ayant jamais déménagé moi-même (à 3 ans, ça ne compte pas), j'ai, en toute honnêteté, quelques scrupules à me prononcer sur l'efficacité, la facilité et le succès de ce genre d'opération. Malgré cela, j'ai quand même participé à plusieurs déménagements dans le passé et goûté a Ô combien de récit de déménagements à saveur diverses! Je ne crois pas être trop dans l'erreur en disant que le déménagement de Virginie est l'un des plus facile et agréable auquel j'ai eu la chance de participer (d'ailleurs, selon ce qu'on me dit, ça fait contraste avec le turquoise du passé o_0). Plusieurs facteurs clefs ont permis ceci. L'excellente compagnie y est certainement pour quelque chose! La qualité de boîtes faites d'avance certainement aussi (merci Virgie :P )... Mais il y a plus encore.

Il y a un vieux principe qui dit que pour déménager à quelque part, il faut d'abord s'y rendre. Ça l'air assez basic dit comme ça, mais lorsque vous déménagez à 260 km de distance, ce l'est un peu moins. Ce l'est encore moins lorsque vous devez faire la majorité de ces 260 km à travers le parc des Laurentides, pour ne pas dire un cauchemar. En fait, c'est ce que la plupart de gens penseraient. Moi, étant totallemand [huhu] anormal, la traversé du parc est quelque chose que j'adore faire et, pour être plus précis, la traversée par la route 169. Pour les moins connaisseurs du coin, la route 175 est celle qui part de Stoneham et se rend jusqu'à Chicoutimi et la 169 part de la 175, environ 40 km au nord de l'étape, pour se rendre vers le Lac St-Jean (Héberville, Alma, Roberval et cie.).

Voyez la carte pour vous aider...

Sans l'ombre d'un doute dans mon esprit, je préfère, et de loin, la route 169 à la 175. Pour moi, c'est un peu comme comparer un petit café sympa à un Tim Horton ou comme comparer un voyage de découverte hors sentiers touristiques avec un deux semaines tout inclus sur la plage à Caillot Dans L'Coco ou à Rivière à Maya L'Abeille.

Pourtant, plusieurs vous dirons que la 169 est horrible: Mal déneigée, peu de voies de dépassement, plus accidentée et plus de courbes serrées. Je dois leur donner raison. Par contre, la route 169 a beaucoup moins de trafic que la 175. C'est déjà un plus quant à moi. Aussi les paysages y sont tellement plus beaux. Et, malgré tout, les conditions ne sont jamais si mauvaises que on le prétend. Comme sur toutes les routes, autant en hivers qu'en été, il faut adapter sa conduite aux conditions rencontrées. C'est un minimum suffisant pour faire de la traversée par la 169 un charme et un plâsir (:p) à chaque fois dans mon cas.

Parlant de conditions routières, je me dois de faire une parenthèse pour vous donner quelques définitions (et interprétations) personnelles... Ça va peut-être éclairer Franco un peu sur mon point de vue qui l'a bien fait rigoler à l'aller dans le camion! Pour moi, une route recouverte de neige est une route avec une mince couche de neige durcie sur la majorité de sa surface. Selon ce qui se trouve sous cette neige (route ou glace), les conditions de conduite peuvent varier énormément dans ce cas. Une route enneigée, toujours selon moi (dans le petit dictionnaire de la langue "on sait plus laquelle" kretsch), est une route avec 1 pied de neige et un conducteur qui sacre derrière le volant. Voilà, maintenant vous savez que si je vous dis que une route est belle et qu'elle est seulement un peu recouverte de neige, ça ne veut pas dire la même chose que enneigée pour moi. Dit plus simplement, ce n'est qu'une question de gradation. Sur l'échelle de 1 à 10 de la chiantise de la route. Enneigé c'est 8 et recouvert de neige c'est entre 2 et 5 selon la couche fond. Pour guider ce pauvre François dans tout ça, je dirais que la traversée de samedi matin était un 2 fort. Loin des 7 ou 8 auxquels je fais normalement face dans le parc et qui ne m'amusent pas moins pour autant.

Ah! Mais parlons en de cette traversée! Il s'agissait bien d'une nouvelle expérience pour votre humble serviteur... l'expérience du "cube de 16 pieds avec un moteur diesel de 7.3 litre à travers le parc au mois de janvier à -20°C qui fait 3 km au litre de diesel". Et bien, vous ne le croirez pas, mais il s'agit là des deux traversées (l'aller et le retour le lendemain) les plus facile que j'ai fait à travers le parc des Laurentides depuis longtemps. À l'aller la route était relativement belle (un 2 fort) et au retour elle était idéale. Le spectacle était très varié aussi. À l'aller, une vue magnifique sur le parc, merci à la hauteur du camion permettant de voir par dessus les congères, et, au retour, un ciel étoilé comme je n'en avais pas vu depuis des années. D'ailleurs, le retour seul de nuit fut très zen... une fois sur la grande route. Avant, c'était plus une bataille folle pour faire démarrer le moteur, trouve une station qui vend du diesel avec autre chose que le putain de "speed pass", faire le plein de diesel à -22°C avec un osti de pompe qui déclanche tout le temps, même avec le débit au minimum. Puis viens le temps de laver les fenêtres et les miroirs avant de prendre la route. Je vous jure que le liquide lave vitre, à ces températures là, ça vaut de la merde... surtout pour laver les rétroviseurs. Suggestion du jour: essayez autre chose. Oh! Ils vont être propre, je vous le dis... mais la couche de glace qui les recouvrira sera aussi très propre (et opaque). Oui, je suis d'accord avec vous, je crois qu'on peut mettre ceci dans la série longue "bravo kretsch".

Pour revenir à l'histoire principale, le déménagement de cette très chère Virginie a débuté tôt le matin par un camion aux portes gelées... rien qui peut vraiment arrêter le clan Kretschmer, ingénieurs aguerris, même un samedi matin à 8h. Après ce léger intermède, vint le stationnement en parallèle du truck entre deux blocs de condos. Le mérite ne me revient pas, mais il revient bien à toute l'équipe de guide qui m'ont crié des insanités inaudibles dans les 2-way radios (finalement, c'est vraiment de la cochonnerie ces trucs là). Sans eux (mes guides - aka. "les yeux dans l'derrière d'la boîte du truck"), Budget aurait sûrement déposé une hypothèque légale pour la réparation impayée de la peinture sur le camion ;)

L'étape deux fut un arrêt sur la 8ième rue dans un endroit où le stationnement du camion aurait été, a priori, tout sauf une partie de plaisir. Heureusement, le départ prématuré du "gros bateau" et le positionnement stratégique du bolide de François ont permis un positionnement optimal du camion pour avoir les branches d'arbre dans la face tout le long du déménagement.

Enfin, l'arrêt final à Québec s'est terminé par un très bon (et bienvenu) café et d'excellents sandwichs au thon. L'hospitalité d'Éric et Val reste inébranlable, même un samedi matin quand on vient leur dévaliser un divan et faire une tentative de vol qualifié du Frigibière! Et c'est sur cette note gastronomique que le départ pour Alma s'est fait dans la bonne humeur.

Sur place, l'état de l'appartement étant déconcertant... il n'y avait pratiquement pas de ménage à faire. Pour un nouvel appartement, dans mon expérience, c'est du jamais vu. Un grand merci à Luc (ex-locataire des lieux) qui, dans un excès de zèle ou de conscience, a fait le grand ménage en quittant. Il n'aura fort probablement jamais ce message, mais voilà... Il aura eu ses remerciements officiels on the Interweb.

À Alma, ayant étendu l'opération sur 24 heures, le déchargement s'est fait rondement et le tout fût très agréable. Bien entendu, bière, pizza, sommeil et gros déjeuner cochon au café du bleuet (ou what ever le nom est que je n'arrive pas à me rentrer dans la tête). Encore une fois, les filles du Lac (et du Saguenay aussi) remportent la palme pour leur charme et leur accent à faire craquer. ;) Ceci dit, je n'en parlerai pas plus, ce petit café mérite une entrée en soi dans ce blog. Qui sait! Peut-être que grâce à ma bonne parole les gens de Québec de passage voudront tous s'arrêter là pour prendre un café et un bon déjeuner!

Enfin, toute la fin de semaine c'est super bien déroulée jusqu'aux premières tentatives de démarrage du camion. Mais ce n'est qu'un mal pour un bien puisque ça m'a permis de jaser encore un peu plus longtemps avec notre nouvelle almatoise préférée bien installée dans son nouvel appartement. C'est étrange, mais en étant là, le samedi soir, j'avais l'étrange impression que c'est comme si ça avait été l'appartement de Virginie depuis toujours. Comme si elle avait toujours été là, dans cet appartement et que c'était chez elle et qu'on était juste en visite. J'imagine que c'est un bon signe :)

Au cours de la semaine, j'ajouterai une note sur ce fameux petit café d'Alma (en espérant me rappeler du nom d'ici là) et une visite en photo des lieux. Les conditions hivernales étaient magnifiques et plusieurs belles photos vont avoir la chance de se retrouver dans ma galerie. Soon™.

January 07, 2007

radiogob.net

L'idée de mettre une "radio" sur mon blog s'est avérée une excellente idée, même meilleure que j'aurais pensé. D'abord, le terme radio est entre guillemet puisqu'il ne s'agit pas littéralement d'une radio, mais d'une playlist qui peut être jouée en ordre alphabétique ou aléatoire. Il est aussi possible d'ouvrir la liste pour choisir une pièce en particulier. Vous noterez aussi que toute la musique est en pleine qualité... il s'agit là d'une nuance importante avec la majorité des stations de radio internet.

Mais pourquoi est-ce une si bonne idée? Non, je ne crois honnêtement pas changer le monde ou créer une révolution avec ma petite radio. En fait, c'est très égoïste, mais ça me fait de la bonne musique à écouter peut importe d'où j'accède à Internet ;)

Si en même temps ça vous permet de faire des découvertes, tant mieux! D'ailleurs, plusieurs m'ont déjà demandé comment je choisis les pièces pour cette radio. En fait, il y a 4 types de pièces qui s'y retrouvent: Les pièces qui illustrent mon état d'esprit actuel et que je trouve bonne en plus, les vieux souvenirs, celles que je trouve tout simplement bonne et que j'ai envie d'écouter ou de partager et, enfin, celles qui ne sont que des clins d'oeil qui n'ont aucun sens ni d'affaire sur mon blog. Mais, ayant un esprit contradictoire, je ne peux m'empêcher de mettre une pièce sur mon blog après voir eu la réflexion: "ben voyons donc! Je peux pas mettre ça sur mon blog..."

Bien entendu, je ne ferai pas une encyclopédie sur le sujet. Ce n'est pas le but de l'exercice. Présentement, il y a 60 pièces dans la liste et je me vois mal faire une grande description de chacune. De toute façon, le plaisir c'est de les écouter et les découvrir.

Bonne écoute! N'oubliez pas que commentaires et, surtout, les suggestions sont les bienvenues... curieux comme je suis, j'aime bien découvrir de nouvelles choses aussi!

January 06, 2007

Bye Bye RBO

Oui, bye bye, parce que votre bye bye était pas mal poche. Et on n'insistera pas sur le mauvais goût de la choses non plus. Un choses est certaine, ils n'auront pas la communauté gai derrière eux après ça ;)

Cette émission était bien loin des bons souvenirs de RBO que j'avais... je vous en partage quelques uns.

Et celui là est particulièrement savoureux en pensant à "Tout le monde en parles"...

La muse(-ique) frappe encore

C'est assez connu dans mon entourage, il se passe peu de temps dans ma vie sans une musique de fond quelconque. Que je sois au travail, au volant ou, tout simplement, en train de fainéander en bon paresseux que je suis, la musique me suit partout!

Musique électronique, house, classique, jazz, indie pop, rock, new wave, industriel... le style importe peu. Si c'est de la bonne musique, je vais l'apprécier.

C'est dans cette perspective que je me suis fait lancer un "hey, tu devrait mettre une radio sur ton blog... au moins toi tu mettrais de la bonne musique". Ayant trouvé cette affirmation un peu flatteuse, l'idée n'a pas eu à fermenter longuement avant de devenir réalité.

Alors voilà, kretsch-o-radio Beta™ fait surface avec une sélection de musique représentant bien la variété de musique que j'écoute. À écouter en monde "shuffle" pour plus de surprises :)

Je suis conscient qu'avec une variété comme celle-ci, tout ne plaira pas à tout le monde... et surtout à celle qui m'a lancé l'idée en premier. C'est ainsi que je vous ferai découvrir, en plus de mes goûts musicaux difficiles à définir, la joie du bouton "skip".

Enfin, il se peut que vous tombiez sur certains clin d'oeil... Des pièces que je n'écoute pas vraiment mais qu'en tombant dessus, ma première réflexion fut "ah non, je peux pas mettre ça sur mon blog". Alors voilà, ces pièces y sont.

January 05, 2007

À la découverte des régions

Ne faisons pas l'autruche, je ne crois pas me tromper beaucoup en disant que très peu de gens "de la ville" prennent le temps visiter les différentes régions du notre belle province. Combien de gens n'ont vu que, de l'autre côté du bout de leur nez, Québec et Montréal (ou, accessoirement, les bucoliques paysages sur le bord de la 20).

C'est pourtant toujours agréable de découvrir de nouvelles villes, peu importe leur taille, et de nouvelles personnes. C'est ainsi que j'ai eu la chance de visiter tous les recoins d'Alma, au Lac St-Jean, en tentant de trouver un appartement classe pour Virginie (parce qu'à Alma, comme ailleurs, les appartements qu'on trouve ne sont pas tous classe)...

Première observation: Alma n'est vraiment pas la plus belle ville qu'il soit. C'est malheureusement le cas de beaucoup de ville en région au Québec. Sans trop savoir l'expliquer, il y a beaucoup de petites villes du Québec que je ne trouve pas particulièrement belle. Mon oeil critique pour l'architecture et l'esthétique n'aidant pas, je suis aussi souvent sous l'impression que ça pourrait être tellement mieux avec si peu d'effort. Alma est un exemple typique de ville de région avec un vieux centre "dirty-white-clapboard-style" et une périphérie plus récente "south-montreal-banlieue-style".

Par contre, l'accueil des gens n'en est certainement pas moins autant plaisant que surprenant pour un habituer des faces plattes de la grande ville. Alma est la "Ville de l'hospitalité" après tout (oui c'est effectivement le slogan officiel de la ville). Un autre exemple comme quoi l'habit de fait pas le moine! Peut importe où on va à Alma, peut importe le lieu ou le commerce, on se sent chez soi avec des gens toujours prêts à vous aider, peut importe ce dont vous avez de besoin. Les commerçants sont toujours heureux de votre présence et faire affaire avec vous. Je crois que, eux, ils ont compris quelque chose qui échappe à plusieurs commerçant de Québec et de Montréal.

Donc, a priori, l'architecture de la ville laisse un peu à désirer, lui conférant peu de cachet et de charme. Du calme! Ce n'est pas vrai en totalité.

Parfois, dans les petites villes de région, on retrouve des cartiers qui étaient, à l'origine, des villes d'entreprise construite pour loger les ouvriers et cadres des usines. C'est le cas du cartier Riverbend, cartier où la ville, plutôt grise et morne, se transforme alors en un dégât de couleur et de fraîcheur architecturale rappelant souvent le style anglais du début du 20ième siècle, époque où la colonie anglaise était à l'apogée de sa puissance et où la ville de Québec était une des villes les plus importantes de l'Amérique du Nord.

Ici, le bois teint remplace le vinyle, la couleur le blanc douteux et les arbres remplacent élégamment l'absence d'arbre; Le tout saupoudré de parcs et avec un trait de piste cyclable donne lieu à un cartier charmant rappelant un peu les petits cartiers tranquilles de Sillery.

Dans ce cartier, en plus des petits bungalows de style anglais, on retrouve des maisons de chambres qui étaient, à l'origine, destiné aux cadres célibataire de l'usine Price (maintenant Abitibi-Consolidated). Le King Edwards board house, construit à la fin du 19ième siècle, fut rénové en 1927 pour remplacer les 34 chambres en 14 appartements pour les familles en attente de recevoir une maison. Un coup de coeur assuré pour ceux qui savent se laisser charmer par le cachet de ces vieux immeubles qui, contrairement aux constructions plus récentes, ont un petit quelque chose de particulier.

Le centre ville ne nous laisse pas sans ses coups de coeur non plus! Il y a bien sûr le Crapaud, le bar de la place où, s'il était un peu plus près, on m'y retrouverait souvent. Autre endroit où on me retrouverait encore plus souvent, le café de la place. Un petit café avec divans et de la bonne musique, un service accueillant et sympathique, des déjeuners hors de ce monde... et, of course, du bon café! Voilà, on revient aux essentiels de la vie.

January 01, 2007

Bonne année 2007!

Bonne et heureuse année 2007! J'espère que tous vos souhaits se réaliseront :)