L'impitoyable foudre du bourreau...
Dans l'après-midi d'hier, j'ai eu l'incomparable plaisir de surveiller un examen d'analyse des signaux. Un deux heures qui se résume à boire du café tout en regardant une classe de gars - la seule fille de la promotion ne s'est même pas présentée - être de plus en plus décoiffée devant l'examen que le dépanneur (moi) à qualifié de, et je cite, "chien en hostie"...
Comme tous bon examen d'analyse des signaux, il y a toujours plusieurs façon de résoudre un problème: la bonne et les autres. A priori, les autres ne sont pas mauvaises... si vous aimez remplir des pages de calculs au lieu de résoudre un problème en trois lignes. Ceci dit, quand le dépanneur (moi) fait l'examen, il a le doigté nécessaire pour se rendre compte, après 30 secondes, qu'il n'est pas sur LA bonne solution. Visiblement, c'est n'est pas un art partagé parmi les 78 étudiants du groupe qui ne semblent pas comprendre que c'est là que réside toute la subtilité de ce cours. (À leur défense, fut une époque où je ne l'avais pas compris moi-même).
Mais qui dit surveillance d'examen dit aussi correction. C'est ainsi que les bourreaux sont devenu exécuteur lors de la séance de correction d'examen qui a durée toute la journée aujourd'hui. L'image la plus juste serait celle de 4 gars autours d'une table dans une salle de réunion, mort de rire, qui se récite des passages de Pérusse aux 2 minutes (quand ce n'est pas des passages tirés de la copie que l'on a devant soit).
Mais la citation du jour revient incontestablement à Philippe Saucier qui dit: « On dit toujours "il n'y a pas de femme frigide, il n'y a que des hommes maladroits"... ça devrait plutôt être "il n'y a pas de correcteur sévère, il n'y a que des élèves vraiment incompétents" ». Fort heureusement, ce n'est pas toujours le cas.
La conclusion de la journée est que, pour l'examen finale, je vais suggérer à Jérôme de réserver une table pour 6 au pub. Avec de la bière, ça devrait être une expérience intéressante ;)