Zwanzig und froh Weise: de l’art de faire un jeu de mot dans deux langues
03:30, un verre de vin et un cigare sous le nez, j’attends patiemment que le copain de Sylvie, dit la flamme, s’éteigne. Pas que je ne l’aime pas (je le remercie d’ailleurs pour sa chaleur et son parfum de bois qui sèche depuis 20 ans), mais je n’apprécie guère les moments où, laissé sans surveillance, il tente de détruire tout ce qui traîne dans la maison et, du même coup, la maison elle-même.
Ce qui reste de moi et de mon pouce gauche remercie chaleureusement mes convives de ce soir. En fin de compte, j’avais largement sur estimé les effets de l’hydroxyethane offert. Après réflexion et revue des expériences passées, peut-être que la répartition temporelle de cette offre et du très raisonnable début de soirée (mon sous-sol à vu pire) y sont pour quelque chose. Ceci dit, la fin de soirée fut aussi très raisonnable (mon sous-sol et son tapis ont vu pire).
Bon, pourquoi j’appelle l’étage du bas le « sous-sol », c’est un mystère. Sur un terrain comptant à peine deux pieds de terre, c’est relativement difficile d’avoir un sous-sol.
D’une façon ou d’une autre, cela faisait longtemps que je n’y avais pas reçu personne… des années en fait. Probablement par respect pour mes parents à qui j’ai fait endurer tant de choses avec mes « réceptions » bien arrosée. Pourtant, ce n’est pas l’insonorisation qui est un problème. Après un party rave, avec un système de son de 1.5 kW, j’ai osé demander à mon père s’il avait eu de la misère à dormir (question qu’aucune personne sensée n’oserait poser). Et bien la réponse fut aussi surprenante que la question : « Pas du tout, j’ai rien entendu ».
3:57 Le meilleur ami de Sylvie agonise. Je viens de lui donner quelques coups de pic et de pelle… la réponse ne fut que mitigée. Je crois que sa fin approche et je vais bientôt pouvoir quitter son chevet. Avoir été encore en de bonne compagnie comme plus tôt en soirée, je lui aurais probablement donné un soluté qui bûche pour faire durer le plaisir.
4:05 Heure du décès. Le patient à rendu l’âme. Grand merci, il n’a pas apporté l’unité de soins intensifs avec lui, ni la réserve d’hydroxyethane. La personne de garde espère que ceux qui ont eu la chance de passer un moment auprès de lui, à son chevet, on trouvé leur séjour agréable et plaisant.
04:11 Je devrais vraiment éviter d’écrire des niaiseries dans mon blog ces heures de fou. Comme dirait Julio: « N'importe quoi! »