On se rattrape!
Et oui, parfois dans la vie, il faut se rattraper. Il vient un temps où il faut ce qu'il faut... et ce temps est maintenant! Oui, c'est enfin le temps d'écrire dans mon blog.
Au menu: une entrée bien relevée (entre quatre mille cinq cents et sept milles cinq cents pieds), suivi d'un plat principal bien orchestré (pour faire changement) et d'un dessert tellement gros qu'il mérite sa propre entrée de ce blog (la cerise sur le sunday).
Et oui, vous aurez compris que j'ai encore eu la chance de faire un tour d'avion... à ce rythme, ils vont bien finir par me donner une licence honorifique. Cette fois encore, notre petit vol de nuit Québec-Dorval-Québec fut des plus agréables. En bon nord américain que nous sommes, adhérant au protocole d'Ottawa (Kyoto c'est pas assez bon pour les conservateurs), nous avons brûlé au delà de 80 litres d'essence pour... aller prendre un café et manger des petits beurres à Montréal. C'est quand même quelque chose quand on y pense. Des regrets? Aucun! Il suffit de le faire une fois pour comprendre :)
Mais vous aurez compris que la fin (ni la faim - pour des petits beurres) ne justifie pas les moyens. Le but de l'exercice est bien entendu de donner l'occasion à Nicolas d'acquérir de l'expérience et des heures de vol dans le but d'obtenir sa licence de pilote commercial.
Et, disons le, faire Montréal - Québec en une heure et dix huit minutes, c'est bien plaisant.
Plus récemment, c'est à dire hier (ou avant hier en fait, mais dans mon fuseau horaire personnel- celui de Vancouver - c'est encore hier), j'ai eu la chance d'assister au deuxième concert de la saison des grands concerts de l'Orchestre Symphonique de Québec. Merci d'ailleurs à Virginie pour sa charmante compagnie; ce fut bien agréable.
Au programme: Aurora Borealis du Canadien McIntyre, le concerto pour piano de Grieg et la première symphonie d'Elgar. La première oeuvre, Aurora Borealis, écrite en 1998 par McIntyre (qui était d'ailleurs présent en personne) est une oeuvre que j'oserais qualifier de particulière... particulière au même titre que Riki Ô ou que la dernière chirurgie plastique de Michel Jackson. En fait, on pourrait dire que cette oeuvre échoue à la fois dans sa tentative de nous imager un aurore boréale, de nous faire voir des étoiles et de nous montrer la lumière. Dit plus simplement, elle échoue.
Le concerto pour Piano de Grieg est une oeuvre merveilleuse qui, malheureusement, n'est pas une oeuvre facile d'écoute. Cela rend son charme plus difficile à apprivoiser, ce malgré l'excellente exécution du pianiste d'origines polonaise Misha Dichter. Ceux qui n'auraient pas été charmés par son doigté délicat et précis dans le concerto n'ont pas manqué de l'être lors du magnifique rappel avec un air de Chopin (en fin, je crois... mais si ce n'est pas de Chopin, je vous jure que je vide un choppe sous vos yeux, hein!).
Finalement, l'Orchestre, sous la direction Simon Streatfeild, termine sur une excellente note (la bonne cette fois-ci) avec la symphonie no. 1 d'Elgar. De la musique merveilleuse jouée étonnamment bien. On s'entend pour dire que ça fait changement... lors du premier concert de la saison, il était clair que les musiciens n'étaient pas particulièrement en forme (le choix musical non plus d'ailleurs). Bref, avec la beauté et le charme de cette symphonie, il est difficile de ne pas se laisser emporter avec le sourire.