Cogorameuh!
Parfois, il nous fait plaisir d'aller voir des films et de vous en parler pour vous convaincre d'aller en profiter vous-même. D'autre fois, on préfère vous en parler pour vous éviter de devoir subir ce film vous-même.
Ceci dit, j'ai eu l'immense plaisir d'aller voir le film Congorama ce soir. Ce ramassis un peu abstrait d'évènements plus ou moins - plus moins que plus en fait - signifiants réussi à nous garder sur le bout de notre chaise du début à la fin. C'est effectivement prêt à partir à tout moment que l'on absorbe ce film et sa seule longueur, celle qui dure 105 minutes.
Cette comédie dramatique, qui réussi à peine à nous faire sourire une petite fois, n'a de dramatique que la liste des multiples subventions accordées à la production. Je me dis que peut-être d'autres personnes ont le rire plus facile que mois... il faut croire que c'est le cas...
Dans toute sa longueur, ce film tente de nous construire et présenter une histoire qui n'est, en fin de compte, rien d'autre qu'un prétexte mal exploité à un développement psychologique douteux et insuffisant. En fait, la presque totalité du film se dévoue à la description psychologique des personnages pour ne s'attarder à son développement que dans les dernières 15 minutes. Une mise en place interminable que le réalisateur a tenté de présenter avec une touche d'originalité issue de recuit et déjà-vu. Côté développement psychologique, c'est à classer dans la catégorie "Ben Affleck and similar". Ce n'est certes pas un autre "Les uns ou les autres".
Congorama, ce titre un peu farfelu révélateur d'un lien avec le Congo et l'Afrique, nous présente un gros diaporama de certains moments inter reliés de la vie de différents personnages. Bon, aussi bien vous le dire tout de suite... on est loin de Douze Singes. Et aussi bien vous le dire tout de suite aussi, ce film n'a rien à voir avec l'Afrique. D'ailleurs, le seul questionnement que ce film occasionne (autre qu'un profond doute sur le système de subvention) c'est "qu'est-ce le Congo vient faire dans l'histoire?" Bon, vous me direz qu'il y a une autruche sur l'affiche et, incidemment, dans le film aussi. Je vous dirais qu'il n'y a pas de quoi être émeu par l'apparition de la bête pour 10 secondes, apparition dans un rôle qui aurait bien pu tout aussi bien être jouée par une Chevette '72 (Chevettorama) ou un crapaud (Craporama - bon titre!). J'y pense... il s'agissait bien d'un émeu... grande nouvelle: Les émeus, animal Australien, se font rare au Congo.
Vraiment, je ne vois pas tellement quoi rajouter à cette critique... c'est un film et une histoire dont on fait le tour assez vite. Je considère donc que j'ai fait mon devoir de mise en garde.
Comments
Ne serait-ce que pour rire aux éclats dans la salle en pensant à tes commentaires complètement hilarants, je me demande si je n'irai pas le voir.
Posted by: Nic | October 26, 2006 10:06 AM